Mardi, la France a connu la journée la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des mesures, en 1947. La moyenne nationale, calculée sur les températures du jour et de la nuit, a atteint 29,9°C. Le précédent record absolu était de 29,4°C, atteint les 25 juillet 2019 et 5 août 2003. Mercredi 24 juin, cette valeur était déjà égalée à 17 heures, sur la base de données provisoires.
Plus chaud que 99% du globe
Mardi, seuls 0,98% de la surface du globe affichaient des températures supérieures à celles relevées dans les points les plus chauds de France. Les rares zones plus brûlantes se situaient principalement dans certaines parties du Sahara, du Moyen-Orient et des déserts de l’ouest des États-Unis. En France, la température la plus élevée a atteint 44,3°C à Pissos, dans les Landes.
Les 40°C sur une large partie du pays
Le seuil des 40°C a été dépassé entre lundi et mercredi sur environ 20% du territoire. Plusieurs records absolus ont été relevés ou approchés dans l’ouest : 43,9°C à Angoulême-La Couronne, 43,8°C à Saintes, 42,7°C à Niort, 42,5°C à Bordeaux, 42,4°C à Angers, 42,1°C à Nantes et 40,8°C à Caen.
Des nuits sans refroidissement
La nuit de lundi à mardi a été la plus chaude jamais observée en France hexagonale, avec une température minimale moyenne de 21,6°C, au-dessus du précédent record de 21,4°C enregistré le 25 juillet 2019. La nuit suivante est restée extrême, avec plus de 28°C relevés en Vendée et plus de 25°C à Paris.
Le pays placé sous tension
La vigilance rouge canicule concernait 54 départements mardi, puis 58 mercredi. Pour jeudi 25 juin, le niveau devait encore monter avec 72 départements en vigilance rouge et 17 en orange. Environ 1 800 établissements scolaires étaient fermés mardi, tandis que 8 000 faisaient l’objet d’aménagements horaires. Le niveau 2 du plan Orsan a été activé pour anticiper la pression sur les hôpitaux, et les chantiers doivent être arrêtés à la mi-journée dans plusieurs départements en vigilance rouge.
40 noyades depuis le 18 juin
Depuis le 18 juin, 40 personnes sont mortes noyées en France, dans un contexte où de nombreux habitants ont cherché à se rafraîchir dans des cours d’eau, canaux, plans d’eau ou zones de baignade non surveillées. Les autorités ont particulièrement alerté sur le risque de baignades improvisées pendant les pics de chaleur.
Sols secs, feux, infrastructures fragilisées
Au 22 juin, les sols se rapprochaient de leurs niveaux les plus secs jamais observés dans plusieurs régions, notamment l’Alsace, l’Aquitaine, l’Auvergne, le Limousin et Midi-Pyrénées. Le danger de feux de forêt s’étendait aussi à de nouveaux départements, avec plus d’une trentaine en danger élevé. Deux réacteurs nucléaires ont été concernés par des baisses de production afin de limiter le réchauffement des rivières.
La chaleur ne s’arrête pas
La canicule devait se maintenir jusqu’au week-end sur une grande partie du territoire, avec des maximales encore proches de 40 à 42°C et des nuits éprouvantes. Une baisse progressive des températures était attendue par la façade atlantique, accompagnée d’orages parfois forts, mais l’air chaud devait persister sur une large moitié est du pays.