Une étude diffusée ce lundi tire la sonnette d’alarme sur les risques mortels du réchauffement climatique pour les populations âgées. Lorsque la température mondiale aura grimpé de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, 22% des personnes de plus de 60 ans seront confrontées à une chaleur incompensable. Cette surchauffe rend impossible la régulation thermique du corps humain, même au repos et à l’ombre. Le franchissement de ce seuil critique est attendu vers 2030, ce qui expose 290 millions de seniors à des épisodes de chaleur potentiellement fatals.
Une vulnérabilité accrue avec l’âge
Les capacités de régulation thermique diminuent avec l’âge, rendant cette catégorie de population particulièrement vulnérable aux vagues de chaleur extrêmes. L’atmosphère terrestre, dont les gaz à effet de serre maintiennent la température moyenne à 14°C au lieu de -18°C, a vu sa composition bouleversée depuis le XIXe siècle par les activités humaines. Cette accumulation croissante de gaz à effet de serre accélère le réchauffement planétaire.
Les stratégies déployées aux niveaux français, européen et international visent à contenir le réchauffement sous les 2°C, un objectif inscrit dans les engagements climatiques internationaux depuis plusieurs années. La nouvelle étude rappelle que même le seuil moins ambitieux de 1,5°C, s’il est atteint dans quatre ans, aura des conséquences sanitaires massives pour les générations les plus fragiles. Le nombre de personnes âgées touchées pourrait encore grimper si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites dans les années à venir.
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