Invité de la matinale de TF1 ce vendredi, Jean-Louis Borloo a refusé de désigner son favori pour l’élection présidentielle de 2027. L’ancien ministre, qui assure ne pas être lui-même candidat, préfère mettre en avant ses propositions pour « réparer la France » et appelle à une profonde réorganisation du pays.
Interrogé directement sur le candidat qu’il pourrait soutenir, Jean-Louis Borloo a esquivé : « Moi, je soutiens la France. » Et lorsque la question d’un favori lui a de nouveau été posée, l’ancien ministre a répondu : « Ce n’est pas The Voice. Ce n’est pas une émission de télé. »
Pour Jean-Louis Borloo, le débat présidentiel ne doit pas se résumer à une compétition entre personnalités. « Il s’agit d’avoir une stratégie pour la France, une réorganisation du pays, pour sortir de cette situation d’échec total », a-t-il expliqué, alors qu’il défend depuis plusieurs mois l’idée d’un véritable « Big Bang » dans l’organisation du pays.
« Nous nous regardons tomber et nous ne réagissons pas »
L’ancien ministre a dressé un constat particulièrement sévère de la situation française. Il a notamment évoqué la crise du logement, estimant que la France produit « deux fois moins que le besoin », mais également les difficultés de l’hôpital, de l’aide sociale à l’enfance ou encore de la justice.
Jean-Louis Borloo a ainsi cité les quelque 450 000 enfants pris en charge par l’aide sociale à l’enfance et affirmé que la justice comptait près de trois millions de procédures en attente. « Bref, tout se dégrade », a-t-il résumé.
« Nous nous sommes habitués à notre système. Il faut redresser le pays. Nous nous regardons tomber et nous ne réagissons pas », a-t-il encore lancé. À quelques mois de la présidentielle, Jean-Louis Borloo refuse donc pour l’instant de distribuer les bons points entre les différents prétendants et entend placer ses propositions de réforme au centre du débat.

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