Quatre entreprises spatiales américaines ont annulé leur participation au Sommet spatial international organisé à Paris les 9 et 10 septembre. Les géants SpaceX et Blue Origin figurent parmi les absents, aux côtés des start-up Stoke Space et Starcloud. Ces désistements de dernière minute ont été confirmés par le ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
L’événement, souhaité par Emmanuel Macron, doit réunir des acteurs publics et privés afin de discuter des grands enjeux du secteur spatial. Le retrait simultané de plusieurs entreprises américaines fragilise toutefois la dimension internationale du rendez-vous, dans un marché où les groupes des États-Unis occupent une position technologique et commerciale déterminante.
Washington soupçonné d’avoir fait pression
Selon Politico, la Maison-Blanche aurait découragé plusieurs sociétés américaines de participer au sommet. Au cours d’un échange téléphonique, l’administration leur aurait fait comprendre que leur présence à Paris risquait d’être interprétée comme un soutien implicite aux orientations politiques de l’Union européenne. À ce stade, aucun élément fourni ne permet toutefois d’établir publiquement que Washington a directement ordonné ces annulations.
Le ministère français estime qu’il est difficile de dissocier ces retraits des informations faisant état de pressions politiques. Paris assure néanmoins vouloir poursuivre sa coopération avec ses partenaires américains, tout en regrettant des revirements qui compliquent les relations transatlantiques. Au-delà des absences industrielles, l’épisode révèle la place désormais stratégique du spatial dans les divergences entre Washington et Bruxelles.

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