CULTURE

C’était un 4 septembre : les Assassins s’emparent de la forteresse d’Alamout

C'était un 4 septembre : les Assassins s'emparent de la forteresse d'Alamout
C'était un 4 septembre : les Assassins s'emparent de la forteresse d'Alamout

Le 4 septembre 1090, un aventurier persan du nom de Hassan ben Sabbah s’empare de la forteresse d’Alamout, nichée au sommet d’un piton rocheux dominant la mer Caspienne, donnant naissance à une secte mystérieuse dont le nom, les Assassins, allait traverser les siècles pour désigner tueurs à gages et exécuteurs politiques.

Une secte ismaélienne retranchée dans un nid d’aigle imprenable

Membre de la branche ismaélienne de l’islam chiite, Hassan ben Sabbah choisit cette forteresse quasi inexpugnable, perchée à 1 800 mètres d’altitude dans les montagnes de l’Elbrouz, en Iran actuel, pour y établir le siège de sa communauté. Depuis ce refuge stratégique, lui-même puis ses successeurs allaient exercer pendant près de deux siècles une domination occulte sur l’ensemble du Moyen-Orient, en pillant les caravanes commerciales et en semant la terreur parmi les princes turcs, arabes et croisés de la région.

Le seigneur d’Alamout, que les croisés de Palestine surnommaient le « Vieux de la montagne », disposait d’hommes prêts à se sacrifier sur son seul ordre, prêts à assassiner vizirs et chefs croisés désignés comme ennemis de la secte.

Un mot resté célèbre dans toutes les langues du monde

Selon les récits colportés à l’époque, notamment par le voyageur vénitien Marco Polo, ces hommes auraient été drogués au hachisch avant d’être conduits dans un jardin secret peuplé de belles jeunes femmes, leur laissant croire, une fois revenus à leurs sens, qu’ils avaient goûté au paradis et qu’ils y retourneraient définitivement une fois leur mission accomplie. C’est cette consommation supposée de hachisch qui aurait valu aux membres de la communauté d’Alamout le surnom d’Assassins, donné par les chroniqueurs occidentaux de l’époque.

Ce terme, popularisé bien au-delà du seul contexte médiéval, demeure aujourd’hui encore utilisé dans la plupart des langues occidentales pour désigner un meurtrier, un héritage linguistique direct de cette forteresse aujourd’hui en ruines mais dont l’histoire continue de fasciner historiens et voyageurs.

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