Un tribunal de Séoul a prononcé lundi une peine de deux ans d’emprisonnement contre Han Hak Ja, dirigeante de l’Église de l’Unification, pour des faits de corruption impliquant l’ancienne première dame sud-coréenne.
Han Hak Ja, 83 ans, veuve du fondateur de l’Église de l’Unification Sun Myung Moon, a été reconnue coupable de corruption par un tribunal de Séoul. Elle est accusée d’avoir remis plusieurs cadeaux de valeur à Kim Keon Hee, épouse de l’ancien président Yoon Suk Yeol, en échange de faveurs politiques. Parmi les objets incriminés figure un sac à main de luxe, transmis selon l’accusation par l’intermédiaire d’un tiers.
Han Hak Ja a nié les faits. Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel du jugement. Kim Keon Hee a elle-même été condamnée pour des faits de corruption. Son mari, l’ancien président Yoon Suk Yeol, est actuellement incarcéré à la suite de sa tentative avortée d’instaurer la loi martiale en Corée du Sud, qui lui a valu d’être destitué en 2025.
Fondée dans les années 1950 sous l’impulsion de Sun Myung Moon, qui se présentait parfois comme le second avènement du Christ, l’organisation est officiellement connue sous le nom de « Fédération des familles pour la paix et l’unification mondiale ». Elle s’est rendue célèbre pour ses mariages collectifs et fait régulièrement l’objet d’accusations de comportements sectaires et de trafic d’influence.
Son rayonnement dépasse largement les frontières coréennes, notamment au Japon, où l’assassinat de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe en 2022 avait mis en lumière les liens étroits que sa famille entretenait avec l’Église. L’auteur de l’attentat avait explicitement invoqué ces liens comme mobile de son geste.
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