Louis Aliot demande au gouvernement une baisse massive de la fiscalité sur les carburants. Invité ce dimanche du « Grand Jury » RTL–Public Sénat–Ouest-France–M6, le premier vice-président du Rassemblement national a proposé de ramener la TVA sur l’essence et le gazole de 20 % à 5,5 %, alors que les prix à la pompe restent à des niveaux records.
« Le gouvernement va être obligé de baisser les taxes, sinon l’économie s’arrêtera », a-t-il affirmé. Louis Aliot chiffre le coût de sa proposition à environ 12 milliards d’euros et estime qu’il serait possible de trouver cette somme en supprimant certaines « niches économiques ». Ce montant est celui avancé par le responsable du RN et ne constitue pas un chiffrage indépendant de la mesure.
« L’essence n’est pas un produit de luxe »
Le maire de Perpignan conteste également la stratégie gouvernementale consistant à privilégier les aides ciblées pour les travailleurs les plus dépendants de leur véhicule. « L’essence, ce n’est pas un produit de luxe, c’est un produit de première nécessité », estime-t-il, jugeant que le nombre de Français affectés par la hausse est trop important pour réserver l’aide à quelques catégories.
Une baisse à 5,5 % poserait toutefois une question européenne. Les règles de l’Union encadrent les taux réduits de TVA et prévoient que le taux normal ne peut être inférieur à 15 %, les taux réduits ne pouvant s’appliquer qu’à certaines catégories prévues par la directive TVA. Louis Aliot assume la possibilité d’un rapport de force avec Bruxelles sur ce sujet.
Le responsable RN précise enfin que la question des carburants ne déterminera pas à elle seule le vote de son parti sur le budget 2027. Fiscalité, immigration et retraites feront également partie des critères examinés par le groupe avant de décider de soutenir, rejeter ou censurer le texte.

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