L’organisme gestionnaire de l’assurance chômage proteste contre une ponction de 4,1 milliards d’euros opérée par l’État en 2026, qui porte ses pertes annuelles à 2,3 milliards d’euros.

L'Unédic dénonce les prélèvements de l'État qui aggravent son déficit
L'Unédic dénonce les prélèvements de l'État qui aggravent son déficit

L’Unédic monte au créneau contre les prélèvements successifs de l’État dans ses caisses. L’organisme qui gère l’assurance chômage a subi en 2026 une ponction de 4,1 milliards d’euros, un montant comparable à ceux prélevés en 2024 et 2025. Cette pratique répétée fragilise ses finances et l’empêche de remplir sereinement ses missions. Le gestionnaire paritaire appelle désormais le gouvernement à mettre fin à ces transferts qui pèsent lourdement sur son équilibre budgétaire.

Un déficit porté à 2,3 milliards

Cette nouvelle ponction porte les pertes de l’Unédic à 2,3 milliards d’euros pour l’année en cours. Un déficit qui s’ajoute aux difficultés structurelles de l’assurance chômage, alors que le système fait face à des dépenses importantes liées à l’indemnisation des demandeurs d’emploi. Les partenaires sociaux qui pilotent l’organisme s’inquiètent de la viabilité du système si ces prélèvements se poursuivent à ce rythme.

L’État justifie habituellement ces transferts par la nécessité de financer d’autres politiques publiques ou de réduire le déficit budgétaire national. Mais l’Unédic conteste cette logique qui transforme les cotisations des salariés et des employeurs en variable d’ajustement. Les partenaires sociaux réclament une clarification du financement de l’assurance chômage et demandent que l’État cesse de puiser dans ces ressources destinées à la protection des travailleurs privés d’emploi.

Partager

Communauté

Commentaires

Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.