L’intelligence artificielle s’est invitée au cœur de la campagne présidentielle vendredi à Marseille. Huit forces politiques ont confronté leurs projets pendant deux heures au stade Vélodrome dans le cadre de l’Artificial Intelligence Marseille, lors d’un débat retransmis notamment sur BFMTV et Brut. Sarah Knafo, Manuel Bompard, Olivier Faure, Xavier Bertrand et Alexandre Loubet ont participé à la première séquence, avant Paul Midy, Laurent Marcangeli et David Cormand.
Un point rassemble la plupart des intervenants : la France et l’Europe doivent conserver une forme de souveraineté technologique afin de ne pas dépendre entièrement des grands groupes américains ou chinois. Les désaccords portent en revanche sur le rôle de l’État, la réglementation, les centres de données, l’impact écologique ou encore le financement de l’innovation.
Knafo et Bompard défendent deux approches très différentes
Sarah Knafo présente l’intelligence artificielle comme une révolution technologique porteuse à la fois de « menaces » et « d’opportunités immenses » et défend une approche laissant une large place au secteur privé et à l’innovation. Manuel Bompard appelle pour sa part à éviter aussi bien le « catastrophisme » que « l’enthousiasme aveugle » et insiste sur les limites environnementales ainsi que sur la nécessité d’investissements publics.
Sur la régulation, LFI défend notamment un moratoire sur certains centres de données non souverains et souhaite créer des infrastructures publiques pour les données sensibles. Les Écologistes insistent davantage sur l’impact environnemental, tandis que Renaissance et Horizons mettent l’accent sur les capacités françaises d’investissement, de calcul et d’innovation. Derrière un objectif commun de souveraineté, les visions économiques restent donc profondément différentes.

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