La gauche sort des élections sénatoriales avec un nouveau sujet de tension. La France insoumise et Les Écologistes se renvoient la responsabilité de l’échec de Martha Peciña, candidate insoumise chez les Français établis hors de France, qui a manqué son élection de seulement trois voix.
Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a directement mis en cause les Écologistes. Selon lui, leur refus de constituer une liste commune avec La France insoumise a empêché l’élection d’une sénatrice supplémentaire à gauche.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a ensuite poursuivi ses critiques dans un communiqué, dénonçant les « combinaisons de la direction des Écologistes ».
Cette lecture est fermement contestée par le parti écologiste.
Deux versions opposées des négociations
Les Écologistes affirment avoir proposé à La France insoumise la troisième position sur une liste commune de gauche. Selon leur version, c’est donc LFI qui aurait refusé l’accord susceptible de permettre une candidature unitaire.
L’eurodéputé David Cormand a également affirmé qu’une dizaine de grands électeurs écologistes avaient finalement voté pour la liste présentée par les Insoumis malgré l’absence d’accord.
Pour l’ancien secrétaire national des Écologistes, le résultat ne peut donc pas être imputé à son parti. Il soutient au contraire qu’un accord sur la liste commune proposée avant le scrutin aurait pu permettre l’élection d’une candidate LFI.
Les deux formations présentent ainsi des versions contradictoires de l’échec des négociations.
Une tension qui dépasse le seul Sénat
La querelle intervient alors que les relations entre LFI et Les Écologistes sont déjà compliquées par les stratégies envisagées pour l’élection présidentielle de 2027.
Les sénatoriales ont parallèlement permis à La France insoumise d’obtenir une représentation directe au Palais du Luxembourg avec l’élection du député Gabriel Amard dans le Rhône.
Mais loin de refermer les divisions à gauche, le scrutin a immédiatement provoqué une nouvelle confrontation sur les conditions dans lesquelles les différents partis doivent travailler ensemble.
Dans le cas de Martha Peciña, un point est acquis : trois voix lui ont manqué pour être élue. L’interprétation politique de cet échec reste en revanche totalement disputée entre LFI et Les Écologistes.

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