POLITIQUE

Le chef de l’armée soudanaise nomme un ancien responsable de l’ONU au poste de Premier ministre

Le chef de l’armée soudanaise nomme un ancien responsable de l’ONU au poste de Premier ministre
Le chef de l’armée soudanaise nomme un ancien responsable de l’ONU au poste de Premier ministre

DUBAÏ – Le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan, a nommé ce lundi Kamil Idris, ancien haut fonctionnaire des Nations unies et ancien candidat à la présidentielle, au poste de Premier ministre du gouvernement militaire. Cette nomination marque la première désignation d’un chef de gouvernement depuis le coup d’État militaire d’octobre 2021, qui avait évincé les autorités civiles et interrompu le processus de transition démocratique au Soudan.

Kamil Idris, juriste international et ancien directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), est une personnalité indépendante. Sa nomination survient dans un contexte d’incertitude sur l’étendue réelle du pouvoir qu’il pourra exercer, alors que l’armée soudanaise reste embourbée dans une guerre sanglante contre les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire rivale.

Cette annonce fait suite à une première tentative, il y a moins d’un mois, de nommer Dafallah al-Haj Ali comme Premier ministre par intérim — une mesure restée sans effet concret sur la gouvernance du pays. En parallèle, Burhan a également renouvelé le mandat de Salma Abdel Jabbar Almubarak au sein du Conseil souverain et nommé Nowara Abo Mohamed Mohamed Tahir à cet organe central du pouvoir exécutif.

La guerre civile qui ravage le Soudan a débuté en avril 2023, après l’échec d’un accord sur l’intégration des RSF dans les forces armées régulières. Les deux groupes étaient pourtant alliés lors du coup d’État militaire de 2021, qui avait renversé le gouvernement de transition mis en place à la suite de la chute de l’autocrate Omar el-Béchir en 2019.

L’annonce d’un nouveau gouvernement, censé accompagner une sortie de crise, survient alors que les RSF multiplient les frappes de drones, notamment sur Port-Soudan, bastion du pouvoir militaire depuis la perte de Khartoum. Face à une situation humanitaire et sécuritaire catastrophique, la nomination de Kamil Idris soulève de nombreuses questions sur sa capacité à jouer un rôle effectif dans une solution politique durable.

Partager cet article

Votre actualité, selon vos intérêts

Choisissez les rubriques et la langue de votre newsletter. Vous pourrez modifier vos préférences à tout moment.

Application Entrevue

L’info partout avec vous

Retrouvez l’actualité, les alertes et vos rubriques préférées dans une expérience pensée pour le mobile.

Écran Alertes de l’application Entrevue : les dernières alertes info
Écran de personnalisation des rubriques de l’application Entrevue
Écran Actu de l’application Entrevue : le récit à la une