Jean-Luc Mélenchon rejette à la fois les nouvelles aides ciblées du gouvernement et la baisse de TVA défendue par Marine Le Pen. Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi dans son quartier général de campagne, le candidat de La France insoumise a estimé que l’exécutif était « dépassé par la situation » face à la flambée des prix à la pompe.
Le gouvernement a présenté mardi un nouveau paquet de 450 millions d’euros, avec notamment un élargissement de l’aide aux « grands rouleurs ». Pour Jean-Luc Mélenchon, cette réponse reste insuffisante face à ce qu’il qualifie « d’état d’urgence social ». Il juge les aides ponctuelles disproportionnées par rapport au coût réellement supporté par les travailleurs contraints d’utiliser quotidiennement leur véhicule.
Mélenchon préfère bloquer les marges des raffineurs
Mais le dirigeant insoumis ne rejoint pas pour autant Marine Le Pen, qui réclame une baisse de la TVA sur les carburants de 20 % à 5,5 %. Selon lui, diminuer la taxe ne garantit pas que la totalité de la baisse sera répercutée sur le prix payé par l’automobiliste. Il cite notamment l’expérience de la TVA réduite dans la restauration pour étayer son argument.
Jean-Luc Mélenchon propose plutôt de plafonner le prix du litre à 1,70 euro et d’encadrer légalement les marges des raffineurs. « Ce qui est en cause, c’est les marges », affirme-t-il. Il souhaite ainsi intervenir directement sur la formation du prix plutôt que subventionner les automobilistes ou réduire la fiscalité.
La crise des carburants fait donc apparaître trois stratégies très différentes dans la campagne : aides ciblées pour le gouvernement, baisse des taxes pour le RN et encadrement des prix et des marges pour LFI.

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