Le parquet de Caen a ouvert une enquête après la diffusion sur Snapchat de plusieurs vidéos montrant des individus portant des maillots floqués des noms d’Adolf Hitler, d’Oussama ben Laden et de Mohammed Merah devant des lycées du Calvados. Les images, publiées le 8 octobre 2026 en marge d’une mobilisation lycéenne, ont été signalées à la justice par le préfet du département. Selon les informations révélées par ICI Normandie, les investigations portent notamment sur des faits présumés d’apologie du terrorisme, d’apologie d’organisations déclarées criminelles lors du procès de Nuremberg et de participation à une entente en vue de commettre des dégradations.
Sur les premières séquences, trois personnes apparaissent de dos devant le lycée Salvador-Allende, à Hérouville-Saint-Clair, puis devant le lycée Dumont-d’Urville, à Caen. Leurs vêtements affichent les noms de figures associées au terrorisme islamiste et au nazisme. D’autres vidéos diffusées sur le même réseau social montrent des individus présentant des mortiers d’artifice, tandis que des personnes cagoulées sont filmées en train de commettre des violences et des dégradations au lycée Laplace. Ces publications interviennent dans un contexte de tensions autour des blocages d’établissements scolaires organisés dans l’agglomération caennaise.
La police judiciaire chargée d’identifier les personnes filmées
Le préfet du Calvados a effectué un signalement au procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale. Les investigations ont été confiées à la police judiciaire du Calvados. Le procureur de Caen, Joël Garrigue, a précisé que les enquêteurs cherchaient notamment à localiser les personnes susceptibles de fournir des mortiers d’artifice destinés à être utilisés contre les forces de l’ordre ou pour commettre des dégradations. Les policiers doivent également identifier les individus apparaissant sur les vidéos avec les maillots litigieux et déterminer leur éventuelle implication dans les violences constatées.
Cette affaire soulève la question de la diffusion de contenus faisant référence à des auteurs d’attentats et à des responsables de crimes de masse sur les réseaux sociaux. La préfecture du Calvados a rappelé que l’anonymat numérique ne dispense pas du respect de la loi. Les investigations devront établir les circonstances exactes dans lesquelles les vidéos ont été réalisées, le rôle de chaque personne impliquée et les éventuels liens entre les différentes séquences. À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée et les personnes recherchées bénéficient de la présomption d’innocence.

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