Des rebelles houthis soutenus par l’Iran ont frappé jeudi soir une zone du sud de l’Arabie saoudite proche de la frontière yéménite, blessant onze civils de quatre nationalités différentes. L’attaque survient dans un contexte de tensions croissantes depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran en février.
Sept Saoudiens, deux Égyptiens, un Yéménite et un Pakistanais ont été blessés lors de cette frappe, selon le général Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition militaire dirigée par Riyad et soutenant le gouvernement yéménite face aux rebelles chiites. Il a accusé les Houthis d’avoir recours à « des tirs indiscriminés contre des objectifs civils ». Ni la milice ni l’Iran n’avaient répondu dans l’immédiat à cette déclaration.
Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l’Iran en février dernier, Téhéran cible l’Arabie saoudite, qui accueille des installations militaires américaines. Il y a moins de trois semaines, les Houthis avaient proclamé un blocus naval contre le royaume, signe que le conflit de longue date entre Riyad et les rebelles yéménites s’imbrique désormais dans la guerre régionale plus large.
Dans ce climat d’escalade, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devaient signer vendredi à Djeddah un accord de défense commun, selon des sources citées par les agences Reuters et AFP. Le pacte était « en discussion depuis longtemps », mais les récents développements dans la région ont accéléré sa finalisation, a confié à l’AFP une source proche de l’armée saoudienne.
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane devait recevoir le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Erdogan était attendu vendredi à Djeddah, tandis que Sharif et le chef d’état-major pakistanais Asim Munir étaient déjà arrivés dans le royaume dès jeudi. Le Pakistan, seul État à majorité musulmane doté de l’arme nucléaire, avait déjà conclu un accord de défense bilatéral avec l’Arabie saoudite en 2025.
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