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L’ONU condamne à nouveau l’embargo américain contre Cuba, malgré les pressions de Washington

L’ONU condamne à nouveau l’embargo américain contre Cuba, malgré les pressions de Washington
L’ONU condamne à nouveau l’embargo américain contre Cuba, malgré les pressions de Washington

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté mercredi une résolution condamnant l’embargo économique des États-Unis contre Cuba, avec 130 voix pour et 17 contre. Une victoire diplomatique relative pour La Havane, même si Washington se félicite d’avoir convaincu un nombre croissant de pays de s’abstenir.

Cela fait plus de trente ans que l’Assemblée générale des Nations unies vote chaque année une résolution condamnant l’embargo américain imposé à Cuba. L’édition 2026 n’a pas dérogé à la règle : le texte a été adopté mercredi à New York avec 130 voix favorables, 17 oppositions, dont celles des États-Unis et d’Israël, et 25 abstentions.

Ce dernier chiffre retient l’attention. Parmi les pays qui se sont abstenus figurent l’Allemagne et l’Italie, qui avaient jusqu’ici voté en faveur de la résolution. Washington y voit le signe tangible d’une stratégie diplomatique qui commence à porter ses fruits. L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a affirmé devant la presse que le nombre de pays ayant « changé de position » avait triplé, ajoutant qu’il s’attendait à ce que cette tendance « continue de croître ».

Les autorités cubaines ont, elles, dénoncé des méthodes coercitives. La Havane accuse Washington d’avoir menacé plusieurs États de représailles sous forme de droits de douane, de restrictions de visas ou d’autres sanctions s’ils votaient contre l’embargo. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a réagi sur les réseaux sociaux en affirmant que les États-Unis s’étaient « une fois de plus isolés dans leur tentative de continuer à étrangler le peuple cubain ».

L’embargo américain sur Cuba, en vigueur depuis plus de six décennies, est régulièrement présenté comme l’une des causes majeures des difficultés économiques de l’île. L’administration Trump a encore durci le dispositif ces derniers mois, notamment en instaurant un blocus énergétique et en multipliant les restrictions commerciales et financières.

La séquence onusienne a également été marquée par un incident diplomatique. La veille du vote, lors d’un débat à l’Assemblée générale, des représentants américains et cubains en sont venus à des échanges verbaux virulents, accompagnés, selon plusieurs témoignages, de bousculades. Mike Waltz a annoncé mercredi que Richard Tur de la Concepción, premier secrétaire de la mission cubaine auprès de l’ONU, serait expulsé du territoire américain pour avoir « agressé un diplomate américain ». Ni Washington ni La Havane n’avaient répondu aux demandes de commentaires au moment de la publication de cette information.

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