La Russie a renouvelé samedi 3 octobre son appel aux diplomates et aux ressortissants étrangers présents à Kiev à quitter la capitale ukrainienne. Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères annonce la poursuite de « frappes de représailles massives » contre des sites qu’il présente comme militaires, à Kiev et dans d’autres villes du pays. Moscou affirme que ceux qui ignoreraient cet avertissement assumeraient les conséquences de leur présence. Cette déclaration constitue une menace de nouvelles attaques, sans préciser leur calendrier ni les lieux visés.
Cet avertissement intervient alors que les bombardements perturbent de plus en plus les déplacements dans la capitale. Samedi, une attaque russe a endommagé le pont du Nord, entraînant une suspension de la circulation et des dégâts sur les équipements électriques des trolleybus, selon le maire Vitali Klitschko. Les jours précédents, d’autres frappes avaient déjà provoqué la fermeture totale ou partielle de plusieurs ponts sur le Dnipro. Ces infrastructures assurent les liaisons quotidiennes entre les deux rives d’une ville où les attaques compliquent désormais l’accès au travail et aux services.
L’approche de l’hiver accroît les inquiétudes
Les autorités ukrainiennes redoutent également une intensification des attaques contre les installations énergétiques. La perspective de coupures prolongées d’électricité et de chauffage renforce les inquiétudes à l’approche de l’hiver. Vendredi, Vitali Klitschko avait décrit une situation particulièrement grave dans la capitale. Les dommages aux ponts s’ajoutent ainsi à la pression exercée sur les réseaux essentiels, avec des conséquences qui dépassent les seuls sites directement frappés.
La présence des ambassades représente aussi un enjeu diplomatique. Des diplomates occidentaux affirment publiquement vouloir rester à Kiev, tandis que certains préparent des solutions de repli au cas où leurs missions seraient directement menacées. Un départ pourrait être interprété comme un recul du soutien international à l’Ukraine, mais leur maintien dépend également des conditions de sécurité. À ce stade, l’appel russe ne constitue donc pas l’annonce d’une évacuation des représentations étrangères : il place leurs responsables devant une nouvelle évaluation des risques.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.