Nouvelle attaque de Ségolène Royal contre Raphaël Glucksmann. Invitée de l’émission Le Fauteuil, diffusée, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 affirme que son rival recevait des SMS en direct pendant le premier débat de la primaire sociale-démocrate. Une accusation accompagnée d’une moquerie sur les ambitions internationales de l’eurodéputé, régulièrement engagé contre Vladimir Poutine.
Ségolène Royal accuse Glucksmann d’avoir utilisé son téléphone pendant le débat
La guerre entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann continue. À quelques heures du premier tour de la primaire sociale-démocrate, organisé les 9 et 10 octobre, l’ancienne ministre a lancé une nouvelle attaque contre son concurrent, cette fois au sujet de son comportement pendant le premier débat télévisé du 23 septembre sur LCI.
Au cours de son entretien dans Le Fauteuil, Ségolène Royal affirme que Raphaël Glucksmann recevait des SMS en direct pendant cette confrontation. Elle ironise sur le contraste entre les ambitions présidentielles de l’eurodéputé et le recours supposé à des messages sur son téléphone : « Le gars prétend tenir tête à Poutine et il a des antisèches sur son portable pendant le débat ! »
L’accusation vise directement la capacité de Raphaël Glucksmann à défendre ses positions sans assistance extérieure. Toutefois, l’existence de ces messages, leur contenu et l’identité de leurs éventuels expéditeurs ne sont pas établis indépendamment des déclarations de Ségolène Royal. Rien ne permet donc d’affirmer que le candidat recevait effectivement des consignes.
Une rivalité qui tourne au règlement de comptes
Cette nouvelle attaque prolonge plusieurs semaines d’affrontements entre les deux candidats. Dès le mois de septembre, Ségolène Royal avait comparé Raphaël Glucksmann à un « stagiaire », lui reprochant son absence d’expérience à la tête d’un gouvernement ou d’une collectivité territoriale.
L’ancienne présidente de Poitou-Charentes considère que l’expérience exécutive constitue une condition essentielle pour prétendre diriger la France. Raphaël Glucksmann, député européen et coprésident de Place publique, défend de son côté son expérience politique et ses engagements européens.
Les deux responsables politiques se sont également affrontés sur la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien et les relations avec La France insoumise. Leur première confrontation télévisée sur LCI avait déjà révélé de profondes divergences, notamment sur la possibilité de négocier avec la Russie et sur les alliances électorales à gauche.
« La danse du ventre à Macron » : une autre polémique entre les deux candidats
Les tensions se sont encore aggravées après la diffusion de propos tenus par Raphaël Glucksmann devant des militants. L’eurodéputé avait notamment accusé Ségolène Royal d’avoir fait « la danse du ventre à Macron », une expression que l’ancienne ministre a dénoncée comme sexiste.
Lors du dernier débat de la primaire, le 4 octobre sur BFMTV, cette polémique a été abordée devant les cinq candidats. Raphaël Glucksmann a finalement exprimé des regrets, tandis que Ségolène Royal a maintenu ses critiques sur le comportement de son adversaire.
L’accusation concernant les SMS vient désormais s’ajouter à cette confrontation personnelle, à la veille d’un scrutin qui doit départager Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel.
Une accusation lancée à la veille du vote
Le premier tour de la primaire se déroule les vendredi 9 et samedi 10 octobre. Un second tour est prévu les 16 et 17 octobre si aucun candidat ne l’emporte dès le premier scrutin.
En mettant publiquement en cause l’autonomie de Raphaël Glucksmann pendant un débat présidentiel, Ségolène Royal choisit de frapper son concurrent sur sa crédibilité personnelle, au moment où les électeurs de la primaire doivent faire leur choix. À ce stade, Raphaël Glucksmann n’a pas été confronté, dans les éléments disponibles, à cette accusation spécifique concernant les SMS.

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