SOCIÉTÉ Faits divers

Oise : quatre suspects interpellés après le vol de 230 carpes koï estimées à 83 000 euros

Oise : quatre suspects interpellés après le vol de 230 carpes koï estimées à 83 000 euros
Oise : quatre suspects interpellés après le vol de 230 carpes koï estimées à 83 000 euros

Près de deux mois après le spectaculaire vol de carpes koï commis à Cauffry, dans l’Oise, l’enquête a connu une accélération décisive. Quatre personnes ont été interpellées en début de semaine, dont un père et son fils, dans le cadre des investigations menées après la disparition d’environ 230 poissons dans la nuit du 30 au 31 juillet. Le préjudice avait été évalué à environ 83 000 euros par l’entreprise Aqua Koï, spécialisée depuis de nombreuses années dans les carpes japonaises et l’aménagement de bassins. Les suspects ont été présentés en comparution immédiate jeudi, mais leur audience a finalement été renvoyée au 23 novembre. L’affaire avait particulièrement marqué localement par l’ampleur du vol, les auteurs ayant utilisé au moins deux véhicules utilitaires repérés grâce aux images de vidéosurveillance.

Les enquêteurs ont ensuite multiplié les vérifications, notamment à partir des communications téléphoniques, pour remonter jusqu’aux quatre personnes soupçonnées d’avoir participé aux faits. Les recherches ont également permis de localiser une partie des poissons dérobés. Plusieurs carpes auraient été transférées dans des étangs de pêche de loisir situés à Soupir, dans l’Aisne, et à Waben, dans le Pas-de-Calais. Ces plans d’eau sont loués à des pêcheurs pour des sessions à la journée ou à la semaine, ce qui laisse penser que les poissons auraient pu être utilisés pour augmenter artificiellement l’intérêt de ces sites. Le déplacement de centaines de carpes de grande valeur sur plusieurs centaines de kilomètres montre aussi que le vol avait nécessité une logistique importante, notamment pour le transport et la survie des animaux.

Une partie des poissons retrouvée, mais une récupération délicate

Les perquisitions réalisées lors des interpellations ont permis aux gendarmes de saisir 56 carpes koï, 14 800 euros en espèces, un Citroën Jumper et quatre téléphones portables. Quatre fusils ont également été découverts. La présence de ces armes fait désormais partie des éléments examinés dans le dossier, même si rien ne permet à ce stade d’établir qu’elles auraient été utilisées lors du vol. Le reste des poissons demeure dispersé dans de vastes étangs, ce qui complique considérablement leur récupération. Le propriétaire de la pisciculture doit intervenir dans les prochaines semaines pour tenter d’identifier puis de récupérer les carpes encore vivantes.

L’opération s’annonce difficile pour une autre raison : les carpes koï sont des animaux d’ornement dont la valeur dépend fortement de la variété, de la taille, des couleurs, de l’âge et parfois de l’origine japonaise du poisson. Certains spécimens peuvent être vendus plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros. Un poisson retrouvé dans un étang ne peut donc pas toujours être identifié immédiatement comme provenant du stock volé. Les professionnels utilisent notamment les motifs des écailles, les photographies et les caractéristiques physiques propres à chaque animal pour effectuer les rapprochements. Dans le cas de Cauffry, la dispersion d’un nombre aussi important de poissons rend cette étape particulièrement longue.

Un vol qui avait fortement touché une entreprise spécialisée

Aqua Koï est installée dans la zone de la Petite Vallée à Cauffry et s’est spécialisée dans les carpes japonaises ainsi que dans les équipements destinés aux bassins extérieurs. Le cambriolage de l’été avait donc représenté bien davantage qu’une simple perte de marchandises. Pour une entreprise spécialisée dans des animaux vivants, la constitution d’un stock peut demander plusieurs années de sélection, d’importation et d’élevage. La disparition de plus de 230 poissons avait ainsi provoqué un choc important pour la société, d’autant que le montant du préjudice représentait plusieurs dizaines de milliers d’euros.

L’enquête devra désormais préciser le rôle de chacun des quatre suspects, la destination exacte prévue pour les poissons et les conditions dans lesquelles ils ont été répartis dans les différents étangs. Leur comparution ayant été repoussée au 23 novembre, aucune responsabilité pénale n’est à ce stade définitivement établie. La récupération des carpes constituera parallèlement un autre volet de l’affaire. Sur les quelque 230 poissons dérobés fin juillet, seule une partie a pour l’instant pu être saisie, laissant encore des dizaines de milliers d’euros de poissons à retrouver.

Partager cet article

Votre actualité, selon vos intérêts

Choisissez les rubriques et la langue de votre newsletter. Vous pourrez modifier vos préférences à tout moment.

Communauté

Commentaires

Écrire un commentaire

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.

Application Entrevue

L’info partout avec vous

Retrouvez l’actualité, les alertes et vos rubriques préférées dans une expérience pensée pour le mobile.

Écran Alertes de l’application Entrevue : les dernières alertes info
Écran de personnalisation des rubriques de l’application Entrevue
Écran Actu de l’application Entrevue : le récit à la une