François Bayrou a de nouveau contesté jeudi toute responsabilité dans l’affaire des assistants parlementaires européens du MoDem. Entendu par la cour d’appel de Paris, le président du mouvement centriste a rejeté l’existence d’un système qui aurait permis à son parti de faire financer par le Parlement européen des salariés travaillant en réalité pour l’UDF puis le MoDem.
« En aucune manière, et jamais, il n’y a eu utilisation des crédits des uns pour les autres », a affirmé l’ancien Premier ministre. Il considère comme « totalement infondée » l’accusation selon laquelle un système aurait été mis en place pour soulager les finances de sa formation politique.
Des échanges parfois tendus avec la présidente
L’interrogatoire a donné lieu à plusieurs passes d’armes avec la présidente de la cour, Pascaline Chamboncel-Saligue. François Bayrou a longuement expliqué le fonctionnement interne d’un parti politique, provoquant plusieurs recadrages. « Ce n’est pas une audition, c’est un interrogatoire », lui a notamment rappelé la magistrate.
François Bayrou avait été relaxé en première instance en février 2024 « au bénéfice du doute », contrairement au MoDem et à plusieurs de ses coprévenus. Le parquet avait fait appel de sa relaxe. La procédure actuelle ne constitue donc pas une nouvelle décision sur sa culpabilité.
Les poursuites portent sur environ 300 000 euros et onze contrats d’assistants parlementaires que l’accusation considère comme fictifs. François Bayrou reste présumé innocent jusqu’à la décision définitive de la justice.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.