La Liste unie du Premier ministre sortant Andris Kulbergs arriverait largement en tête des élections législatives organisées samedi 3 octobre en Lettonie. Selon les sondages à la sortie des urnes publiés par le média public LSM, cette formation recueillerait 35,6 % des suffrages. Ces premières estimations suggèrent une continuité de l’orientation pro-européenne et du soutien à l’Ukraine, mais elles doivent encore être confirmées par le dépouillement.
Arrivé à la tête du gouvernement en mai, Andris Kulbergs a salué un résultat supérieur à ses attentes. La reconduction de sa coalition sous sa forme actuelle paraît toutefois compromise : l’Union des verts et des agriculteurs, l’un de ses partenaires, serait créditée de 3,7 %, sous le seuil de 5 % nécessaire pour entrer à la Saeima. Même avec une avance importante, le parti du Premier ministre devra donc rechercher des alliés pour constituer une majorité dans ce Parlement de 100 sièges.
Les populistes pourraient peser sur les négociations
Derrière la Liste unie, les premières estimations placent Lettonie d’abord, formation populiste dirigée par l’homme d’affaires Ainars Slesers, à 11,3 %. Les Progressistes, sociaux-démocrates pro-européens favorables à l’aide à Kiev, suivraient avec 11,1 %. Pouvoir souverain, conduit par Julija Stepanenko et critique du soutien à l’Ukraine comme de la hausse des dépenses militaires, obtiendrait 10,8 %. Ces écarts réduits imposent la prudence. Les analystes interrogés par l’AFP soulignent notamment que les formations soutenues par une partie de l’électorat russophone pourraient réaliser de meilleurs scores dans les résultats définitifs.
La sécurité a occupé une place centrale dans la campagne de ce pays frontalier de la Russie et de la Biélorussie, membre de l’Union européenne et de l’Otan depuis 2004. Mais le coût de la vie, les salaires, la santé et le déclin démographique ont également alimenté les débats. La composition du prochain gouvernement dépendra désormais des résultats confirmés et des accords entre formations. L’avance annoncée du parti sortant lui donne une position favorable pour négocier, sans garantir une coalition rapide ni la stabilité de la future majorité.

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