Après des décennies d’absence, la planète Vénus va redevenir une destination prioritaire de l’exploration spatiale. La NASA a confirmé le calendrier de deux missions distinctes, auxquelles s’ajoutent un projet européen et une initiative privée.
La dernière fois qu’une sonde a transmis des images directes de la surface de Vénus, Ronald Reagan était à la Maison-Blanche. Quarante ans plus tard, la planète la plus proche de la Terre s’apprête à retrouver une flotte d’explorateurs robotiques, après une longue traversée du désert scientifique et budgétaire.
La NASA a avancé d’un an le lancement de sa première mission vénusienne, baptisée DAVINCI, acronyme anglais désignant une investigation approfondie de l’atmosphère, de sa chimie et de ses gaz rares. Le départ est désormais fixé à décembre 2030. La mission prévoit d’envoyer une sonde équipée d’un parachute à travers l’atmosphère dense de la planète, avec pour objectif de capturer les premières images directes du sol vénusien depuis 1982.
Une seconde mission, VERITAS, doit suivre en novembre 2032. Celle-ci se placera en orbite autour de Vénus pour en cartographier la surface par radar, avec une précision et une couverture sans précédent. Les deux projets avaient traversé une période d’incertitude budgétaire avant d’être confirmés dans leurs trajectoires respectives.
L’Agence spatiale européenne contribue à cet effort collectif avec son propre orbiteur, baptisé EnVision, dont le lancement est également prévu en 2032. La convergence de ces trois missions autour d’une même fenêtre temporelle constitue un tournant inédit dans l’histoire de l’exploration vénusienne.
La dynamique pourrait même s’enclencher dès l’année prochaine. La société américaine Rocket Lab envisage de lancer une sonde financée par des fonds privés, dont l’objectif serait de rechercher des traces de matières organiques dans les nuages de Vénus, une piste scientifique qui suscite un intérêt croissant depuis plusieurs années.

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