L’astronaute française Sophie Adenot est revenue sur Terre ce jeudi, après 235 jours passés dans l’espace. La capsule Dragon de SpaceX, qui transportait également 3 autres membres d’équipage, a amerri dans l’océan Pacifique, au large de la Californie. Ce retour met fin à une mission de près de 8 mois à bord de la Station spatiale internationale, au cours de laquelle la Française a battu le record européen du plus long séjour continu dans l’espace.
Un amerrissage spectaculaire dans le Pacifique
La capsule Dragon a quitté l’ISS mercredi 7 octobre, avant d’entamer son voyage de retour vers la Terre. À bord se trouvaient Sophie Adenot, les astronautes américains Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que le cosmonaute russe Andreï Fediaïev.
Après avoir traversé les couches supérieures de l’atmosphère, la capsule a été ralentie par ses parachutes avant de toucher l’eau au large de la Californie. Les images de l’amerrissage montrent les 4 grands parachutes déployés au-dessus du Pacifique, puis le contact de la capsule avec la surface de l’océan.
Le retour a nécessité plusieurs opérations délicates. Pendant la rentrée atmosphérique, le bouclier thermique de Dragon a protégé les astronautes des températures extrêmes provoquées par les frottements avec l’atmosphère. Une équipe spécialisée a ensuite été chargée de récupérer la capsule et ses occupants.
Sophie Adenot bat le record européen du plus long vol spatial
Partie de Floride le 13 février 2026 dans le cadre de la mission Epsilon, Sophie Adenot est devenue l’astronaute européenne ayant effectué le plus long séjour continu dans l’espace, hommes et femmes confondus.
Le 3 septembre, elle avait déjà dépassé le précédent record européen, détenu par l’Italien Luca Parmitano, qui avait passé environ 200 jours en orbite lors de sa mission Beyond. Thomas Pesquet avait, de son côté, effectué une mission de 199 jours en 2021.
Avec 235 jours passés dans l’espace, Sophie Adenot établit une nouvelle référence pour les astronautes européens. À 44 ans, l’ancienne pilote d’essai de l’armée de l’Air et de l’Espace achève ainsi son premier vol spatial.
Plus de 200 expériences scientifiques à bord de l’ISS
Pendant sa mission, Sophie Adenot a participé à de nombreuses expériences scientifiques dans des domaines tels que la biologie, la médecine, la physique et les technologies spatiales. Ces recherches doivent notamment permettre de mieux comprendre les conséquences des séjours prolongés en micropesanteur sur l’organisme humain et de préparer les futures missions habitées vers la Lune et Mars.
L’astronaute française a également pris part aux opérations scientifiques et techniques de la Station spatiale internationale. Sa mission comportait un important volet éducatif, destiné à rapprocher les jeunes Français de la recherche scientifique et des métiers du spatial.
Sophie Adenot est la deuxième Française à être allée dans l’espace, après Claudie Haigneré, dont le premier vol remonte à 1996. Son séjour à bord de l’ISS marque une nouvelle étape dans la participation française aux programmes spatiaux habités.
Après 8 mois en apesanteur, une réadaptation indispensable
Le retour sur Terre ne signifie pas la fin du travail pour Sophie Adenot. Après son passage par les États-Unis, où les astronautes doivent subir des examens médicaux, elle doit poursuivre sa récupération au Centre européen des astronautes, à Cologne, en Allemagne.
Elle y suivra un programme de réadaptation à la gravité terrestre. Après près de 8 mois en micropesanteur, son organisme doit notamment retrouver ses repères en matière d’équilibre, de coordination et de force musculaire.
Les médecins surveilleront également les effets du vol spatial sur son système cardiovasculaire, ses muscles et ses os. Cette phase de récupération fait partie intégrante des missions spatiales de longue durée.
Le retour de Sophie Adenot intervient après plusieurs jours d’attente, les conditions météorologiques ayant contraint la NASA à repousser son départ de l’ISS au 7 octobre au plus tôt. L’astronaute française achève désormais une mission historique pour la France et pour l’exploration spatiale européenne.

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