À la veille du choc de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone, prévu mardi 20 octobre à 21h au Parc des Princes, un porte-parole du syndicat de police CFTC a demandé le report de la rencontre, redoutant de nouvelles violences dans la capitale. Après les émeutes qui ont frappé la France ce week-end, le représentant syndical estime que les conditions de sécurité pourraient être compromises. Mais le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a immédiatement écarté cette possibilité et confirmé le maintien du match.
Après les émeutes du week-end, la police redoute de nouveaux débordements
La demande du représentant de la CFTC Police a été formulée ce lundi 19 octobre, après deux journées particulièrement violentes. Samedi, les manifestations contre la vie chère ont dégénéré dans plusieurs villes françaises, avec des affrontements entre casseurs et forces de l’ordre, des incendies, des pillages et des dégradations de bâtiments publics. À Paris, plusieurs quartiers ont été touchés, notamment autour de la place de la République.
Les violences se sont poursuivies dimanche dans la capitale, portant le nombre d’interpellations à plus de 2 000 à l’échelle nationale. Le syndicaliste de la CFTC redoute que le rassemblement de dizaines de milliers de spectateurs pour PSG-Barcelone ne complique davantage la situation sécuritaire. Le maintien de l’ordre autour du Parc des Princes nécessite en effet une mobilisation policière importante, alors que les forces de sécurité sont déjà fortement sollicitées.
Laurent Nuñez catégorique : «Les matchs ne sont pas remis en cause»
Malgré cette demande de report, le gouvernement a tranché. Lors d’un point presse organisé ce lundi à Matignon avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, Laurent Nuñez a exclu toute modification du calendrier européen.
Le ministre de l’Intérieur a déclaré : «La question ne se pose pas pour le match de mardi soir entre le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone.» Il a également précisé que cette position concernait les autres rencontres européennes programmées en France, notamment à Lille, avant d’insister : «Les matchs ne sont pas remis en cause.»
Cette décision a été annoncée alors que Sébastien Lecornu a demandé la mise en place de couvre-feux partiels et localisés dans les secteurs les plus touchés par les violences. Le Premier ministre a écarté un couvre-feu général à Paris, privilégiant des restrictions ciblées en fonction de la situation dans chaque quartier.
Luis Enrique assure ne pas avoir peur
Interrogé ce lundi en conférence de presse sur les violences qui ont secoué la France et les inquiétudes entourant la rencontre, l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, a refusé de s’étendre sur la situation politique et sécuritaire.
Le technicien espagnol a expliqué : «Nous n’aimons pas ce type de violence. Dans mon cas, il faut rester concentré sur le match de foot.» Avant d’ajouter : «Non, je n’ai pas peur, aucune peur. J’espère que le match pourra se dérouler dans les conditions habituelles.»
Le PSG poursuit donc normalement sa préparation, tandis que le FC Barcelone est attendu au Parc des Princes ce lundi pour son entraînement officiel et sa conférence de presse d’avant-match.
PSG-Barcelone maintenu mardi à 21h au Parc des Princes
Cette rencontre compte pour la troisième journée de la phase de ligue de la Ligue des champions. Les deux équipes ont remporté leurs deux premiers matchs européens de la saison et occupent les premières places du classement. L’affiche promet d’attirer une foule importante au Parc des Princes, dans le 16e arrondissement de Paris.
La rencontre constitue désormais un rendez-vous sportif placé sous une attention sécuritaire particulière. Les autorités doivent assurer la protection des spectateurs, des joueurs et des riverains, tout en maintenant les effectifs nécessaires pour faire face à d’éventuels nouveaux troubles dans

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