La tension ne retombe pas au lendemain des manifestations du 17 octobre. Ce dimanche 18 octobre, de nouveaux affrontements ont opposé des groupes de manifestants aux forces de l’ordre à Paris, notamment autour de la place de la République. Des incidents ont également été signalés à Marseille. Selon un bilan du ministère de l’Intérieur repris par Reuters, plus de 2 000 personnes ont désormais été interpellées depuis le début des violences du week-end, tandis que plus de 600 policiers et gendarmes ont été blessés.
Après une journée de samedi marquée par des incendies, des pillages et des attaques contre les bâtiments publics, plusieurs rassemblements ont de nouveau dégénéré dimanche après-midi. À Paris, des groupes se sont opposés aux forces de sécurité autour de la place de la République, où des vélos ont notamment été incendiés. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les personnes impliquées dans les affrontements.
Plus de 2 000 interpellations et un décès rapporté
Les autorités font désormais état de plus de 2 000 interpellations à l’échelle nationale, un chiffre qui a fortement augmenté depuis les premiers bilans de samedi. Plus de 600 membres des forces de l’ordre ont également été blessés, selon les données communiquées par le ministère de l’Intérieur.
Un décès a par ailleurs été rapporté à Paris, après l’arrêt cardiaque d’un manifestant. Les circonstances précises de ce drame doivent encore être établies. À ce stade, aucun lien de causalité entre le décès et une intervention policière ou des violences particulières ne peut être affirmé sur la base des éléments disponibles.
À Marseille, Reuters rapporte également des tentatives d’intrusion dans plusieurs commerces. Ces incidents interviennent alors que de nombreux commerçants et collectivités tentent de mesurer les dégâts causés pendant la journée de samedi.
À Limoges, l’incendie de l’hôtel de ville reste l’un des événements les plus marquants. Le bâtiment historique, inauguré en 1883, a subi des destructions considérables, notamment l’effondrement d’une partie de sa toiture et de son beffroi. Le maire Guillaume Guérin a dénoncé les moyens insuffisants dont disposaient, selon lui, les forces de l’ordre pour protéger l’édifice.
Macron annonce de nouvelles mesures de sécurité
Face à la poursuite des violences, Emmanuel Macron a pris la parole dimanche soir à 20 heures. Le président de la République a promis une réponse judiciaire ferme et demandé au gouvernement de faire toute la lumière sur les éventuelles défaillances dans l’organisation du maintien de l’ordre.
Il a notamment annoncé que les préfets pourraient, en concertation avec les maires, interdire certains rassemblements lorsque les circonstances le justifieraient. Le chef de l’État a également demandé une meilleure anticipation des risques et une protection renforcée des commerces et des bâtiments publics.
Sébastien Lecornu doit présider lundi une cellule de crise destinée à mobiliser rapidement les aides nécessaires aux collectivités, aux commerçants et aux entreprises touchés par les destructions.
La crise dépasse désormais le seul cadre des manifestations du 17 octobre. Les nouvelles violences de dimanche montrent que les tensions se prolongent, alors que le gouvernement tente de rétablir le calme et que les oppositions réclament des explications sur les dispositifs de sécurité.

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