L’armée américaine a annoncé jeudi avoir mené une série intensive de frappes contre l’Iran sur une période de deux heures, ciblant des installations des Gardiens de la révolution. Ces opérations s’inscrivent dans une escalade rapide après des attaques iraniennes contre une base américaine en Jordanie.
Le Commandement central américain a confirmé tôt jeudi avoir frappé « des dizaines » de cibles appartenant aux Gardiens de la révolution iraniens : centres de commandement militaire, installations de missiles et de drones, sites de surveillance et de défense côtière. L’ensemble des frappes s’est déroulé sur deux heures.
Ces opérations font suite à une attaque iranienne contre une base en Jordanie où stationnent des soldats américains. Donald Trump avait promis de riposter « très durement ». « En attendant, nous allons les frapper très durement, parce que c’est à notre tour de les frapper », a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale.
Quelques heures avant cette salve, les États-Unis s’étaient associés à l’Arabie saoudite pour frapper des milices pro-iraniennes en Irak, tuant au moins 20 combattants et six conseillers iraniens.
Les médias d’État iraniens ont signalé deux blessés lors d’attaques sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, et des explosions dans la province du Khuzestan, à l’ouest du pays, frontalière de l’Irak et du Koweït.
Dans le port égyptien de Damiette, des frappes de drones ont provoqué des incendies sur deux navires de gaz naturel, selon la société britannique de sécurité maritime Ambrey. Une unité flottante de stockage appartenant aux États-Unis et un pétrolier d’un armateur grec ont été touchés, sans faire de blessés. La responsabilité de ces frappes n’était pas établie dans l’immédiat. Interrogé sur une éventuelle implication iranienne, Trump a répondu : « C’est un peu plus de la même chose. »
L’Égypte, alliée de Washington et médiatrice régionale, est jusqu’ici restée à l’écart des actions militaires directes depuis le début du conflit. Une frappe confirmée contre ses installations portuaires constituerait un élargissement notable du théâtre des opérations.
L’Arabie saoudite a pour sa part accusé des milices irakiennes d’avoir lancé des drones contre ses installations pétrolières ces deux derniers jours. Les rebelles houthis au Yémen ont revendiqué des attaques contre des infrastructures énergétiques saoudiennes dans le cadre d’un conflit distinct mais connexe.
Cette nouvelle flambée survient après quelques jours de relatif calme et compromet les efforts diplomatiques en cours. Un accord intérimaire signé en juin s’était effondré avec la reprise des combats dans le détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour l’approvisionnement énergétique mondial que les attaques iraniennes ont à nouveau quasiment fermé. Un responsable régional a indiqué que les médiateurs « essaient toujours avec les deux parties » de rétablir le calme, sans préciser l’état d’avancement de ces négociations.
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