Une enquête judiciaire a été ouverte après plusieurs opérations menées début septembre au siège de Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. Le parquet d’Orléans confirme notamment la réalisation de perquisitions, sans préciser à ce stade les faits susceptibles d’être concernés par la procédure.
La célèbre verrerie, connue pour ses verres fabriqués en France, traverse une nouvelle période de difficultés financières. Reprise par ses salariés sous forme de coopérative en 2024, l’entreprise de 243 salariés a été placée en redressement judiciaire le 1er juin, après plusieurs procédures similaires au cours des deux dernières décennies. À l’automne dernier, Duralex avait par ailleurs levé environ 7 millions d’euros auprès de particuliers afin de financer la poursuite de son redressement.
Une enquête aux contours encore inconnus
Les investigations pourraient notamment concerner la gestion de l’entreprise durant la période de reprise en coopérative. Une source proche du dossier évoque de possibles « gros manquements dans la gestion » et s’interroge sur l’utilisation des fonds réunis lors de la levée de capitaux. Le parquet n’a toutefois communiqué aucun chef d’enquête à ce stade.
François Marciano, ancien directeur général de Duralex et figure de la reprise de la société en Scop, ainsi que son fils Antoine, ancien directeur financier, pourraient être concernés par les investigations. Leur avocat affirme de son côté que l’enquête présente pour l’heure une portée « générale ». François Marciano a quitté ses fonctions à la mi-avril et aurait été mis à pied, selon la CGT. Sa remplaçante, Peggy Sadier, était auparavant directrice marketing et commerciale. Parallèlement, trois candidats se sont positionnés pour reprendre la verrerie. Le tribunal de commerce d’Orléans doit examiner jeudi le calendrier relatif aux différentes offres.

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