Les plateformes de VTC augmentent temporairement leur garantie minimale de revenu pour soutenir les chauffeurs confrontés à la hausse des prix du carburant. Uber et la Fédération française de transport de personnes sur réservation, qui représente Bolt, Freenow, Heetch et LeCab, ont annoncé mardi 29 septembre le passage de ce seuil de 30 à 32 euros par heure d’activité. Convenue avec des représentants des chauffeurs, cette revalorisation s’appliquera en octobre et novembre.
Cette garantie ne correspond toutefois pas à un salaire net de 32 euros pour chaque heure passée connecté. Le dispositif repose sur une comparaison mensuelle entre les revenus versés par une plateforme et le temps d’activité retenu. Pour les courses immédiates, celui-ci comprend l’approche du véhicule et le transport du passager, mais exclut l’attente entre deux courses. Un complément est versé lorsque les revenus restent sous le seuil garanti. Les montants sont calculés après la commission de la plateforme, mais avant les frais professionnels et les prélèvements supportés par le chauffeur.
Un coup de pouce temporaire qui divise les représentants des chauffeurs
Selon les estimations des plateformes, le relèvement du seuil devrait doubler le nombre de bénéficiaires. Pour les chauffeurs concernés, le complément atteindrait en moyenne plus de 200 euros par mois, soit 30 % de plus que le complément moyen actuellement versé. Ce chiffre désigne donc le montant total du versement attendu, et non une augmentation supplémentaire de 200 euros. Les chauffeurs dont les revenus dépassent déjà la nouvelle garantie ne bénéficieront pas automatiquement de deux euros supplémentaires pour chaque heure d’activité.
Union-Indépendants juge néanmoins la mesure trop limitée. L’organisation estime qu’un chauffeur parcourant environ 6 000 kilomètres par mois subit près de 300 euros de dépenses supplémentaires en carburant. Ces estimations portent sur des situations différentes, mais illustrent la difficulté à compenser les charges par une garantie ciblée et limitée à deux mois. Uber défend le compromis et présente le passage aux véhicules électriques comme un moyen de réduire l’exposition aux fluctuations des carburants. Pour les chauffeurs, l’effet immédiat du dispositif dépendra surtout de leur activité, de leurs revenus actuels et du coût réel d’exploitation de leur véhicule.

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