La compagnie aérienne Transavia, filiale d’Air France-KLM, a déclenché une vague d’indignation en demandant à ses clients de payer un supplément sur des billets d’avion déjà achetés. Cette décision vise à répercuter la hausse de la taxe de solidarité sur le transport aérien, entrée en vigueur en France. Les passagers concernés devront s’acquitter de ce surcoût s’ils souhaitent embarquer, sous peine de se voir refuser l’accès à leur vol. Cette annonce a suscité de nombreuses réactions négatives, certains clients dénonçant une pratique injuste et rétroactive.
Le budget de l’État pour 2025 prévoit une augmentation significative de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). Son montant passe de 2,63 euros à 7,4 euros pour les vols intérieurs et vers l’Europe, et double à 15 euros pour les destinations hors Europe. Cette hausse, qui s’appliquera aux voyages au départ de la France à partir du 1er mars, devrait permettre à l’État de collecter environ 800 millions d’euros par an. Cette mesure a été vivement contestée par l’ensemble du secteur aérien, les syndicats de navigants et l’Association internationale du transport aérien (IATA). Malgré cette opposition, le gouvernement a validé l’augmentation de la taxe, arguant qu’elle servirait en partie à financer des infrastructures de transport plus durables.
Transavia France a déjà contacté les passagers concernés par e-mail pour leur expliquer la situation et les inviter à payer la différence via un lien de paiement. Cette demande concerne uniquement les billets achetés avant le 19 février, date à laquelle la compagnie a intégré la nouvelle taxation dans ses tarifs.
De son côté, Air France a annoncé qu’elle ne procéderait pas à une telle hausse rétroactive. Une décision qui contraste avec celle de Transavia et qui pourrait renforcer la grogne des clients face à une politique jugée contraignante et inattendue.