Les klaxons ne résonneront pas à Pau. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, a interdit la manifestation prévue par la Fédération nationale du taxi (FNDT), qui comptait mobiliser 500 véhicules autour de la préfecture, dans une ville où François Bayrou est maire. En cause : les débordements survenus lors du dernier rassemblement du mois de mai. Durant plusieurs jours, la capitale béarnaise avait été bloquée. Routes obstruées, accès à la gare paralysé, dépôt de bus figé, et circulation ferroviaire fortement perturbée. Le préfet évoque aussi des projectiles lancés sur les forces de l’ordre, des tentatives d’intrusion dans la gare et des incendies de pneus sur la voie publique. Il parle aujourd’hui d’un « risque grave de troubles à l’ordre public » et entend éviter une nouvelle flambée de tensions.
Des pneus brûlés, une colère intacte
Du côté des chauffeurs, la colère reste vive. La FNDT fustige une interdiction jugée politique et clame : « Nous ne demandons pas de miettes, nous exigeons la justice. » Dans leur viseur : une convention de l’Assurance maladie qu’ils estiment défavorable et la concurrence jugée déloyale des VTC, qu’ils veulent soumise à un contrôle plus strict. L’interdiction court du 12 au 30 juin. D’ici là, la FNDT promet de maintenir la pression. Sans cortège, mais pas sans revendication.