Marine Le Pen aborde la présidentielle dans une position qu’elle n’avait encore jamais connue à ce stade d’une campagne. Une vaste enquête Ipsos-BVA publiée ce dimanche la place entre 33 % et 35 % des intentions de vote au premier tour, très loin devant l’ensemble de ses concurrents.
La rentrée politique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont intervient au moment où les sondages lui offrent une position particulièrement confortable.
Selon une grande enquête Ipsos-BVA réalisée auprès de plus de 13 000 personnes, la candidate du Rassemblement national recueillerait entre 33 % et 35 % des intentions de vote au premier tour selon les différentes configurations testées.
Jean-Luc Mélenchon se situe, lui, entre 15,5 % et 17 %, soit environ deux fois moins. Les candidats du bloc central restent dispersés, avec Édouard Philippe comme principal concurrent selon plusieurs scénarios.
Une avance considérable à sept mois du scrutin
L’enquête est d’autant plus notable qu’elle intervient sept mois avant le premier tour, alors que la plupart des familles politiques n’ont toujours pas réglé leurs problèmes de candidatures.
À gauche, Mélenchon, Roussel, Tondelier et les candidats issus de la primaire se disputent le même électorat. Au centre et à droite, Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau refusent eux aussi de s’effacer.
Marine Le Pen bénéficie au contraire d’un électorat particulièrement consolidé. Son score apparaît relativement homogène entre les différentes hypothèses testées, signe qu’elle dispose aujourd’hui d’un socle électoral beaucoup plus stable que ses adversaires.
Ce niveau ne préjuge évidemment pas du résultat final, mais il change profondément le début de campagne : pour la première fois, la question n’est plus vraiment de savoir si Marine Le Pen peut accéder au second tour, mais quel adversaire sera capable de la rejoindre.

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