Un nouveau site pénitentiaire a été ciblé ce week-end. Devant la maison d’arrêt de Lyon-Corbas (Rhône), un véhicule a été incendié et un tag « DDPF », pour « Défense des prisonniers français », a été retrouvé sur un mur du bâtiment. Ces inscriptions, déjà apparues dans d’autres actions similaires ces derniers jours, semblent signer un nouvel acte de contestation dans une série d’attaques coordonnées.
Une vague d’actes hostiles sur fond de tension nationale
Ce nouvel incident intervient dans un contexte de tensions accrues autour des établissements pénitentiaires en France. Le syndicat Force Ouvrière Justice a immédiatement dénoncé une provocation grave, appelant à renforcer la sécurité du personnel pénitentiaire. Si le véhicule brûlé ne semble pas appartenir à un agent, le symbole inscrit sur le mur relance les inquiétudes sur une possible organisation des actes. Depuis plusieurs jours, des actions ont été constatées dans huit départements, impliquant incendies de véhicules, tirs à l’arme automatique — comme devant la prison de Toulon — et même publications d’identités d’agents sur TikTok. À Villefranche-sur-Saône, deux agents ont d’ailleurs porté plainte après avoir été nommément désignés sur la plateforme.
Mais aussi dans l’Indre
Dans le même temps, à Saint-Maur, dans l’Indre, deux policiers ont été blessés après avoir été percutés volontairement par un véhicule aux abords de la prison, alors qu’un drone survolait l’établissement. Si une personne a été interpellée, le conducteur a pris la fuite et reste activement recherché. Pour l’heure, aucun lien formel n’est établi entre cet acte et les autres attaques recensées. Le parquet national antiterroriste reste saisi, mais n’a pas encore privilégié une piste particulière. L’enquête se poursuit pour tenter d’identifier les auteurs et les motivations exactes de cette série d’actions ciblées contre les établissements pénitentiaires français.