La verrerie Duralex va interrompre sa production pendant au moins quinze jours à partir de la mi-juin. La décision a été annoncée aux salariés dans une note interne alors que l’entreprise, placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, cherche à limiter ses dépenses et à sécuriser sa situation financière. Reprise sous forme de coopérative par ses salariés en 2024, la marque emblématique des verres trempés traverse une nouvelle période d’incertitude.
Aucun verre ne sera fabriqué durant cette période. La direction explique vouloir réduire la consommation de matières premières et les coûts de fonctionnement afin de préserver la trésorerie disponible. L’entreprise est également confrontée à des difficultés d’approvisionnement en emballages, ce qui complique l’exécution du programme de production prévu pour les prochaines semaines.
Une nouvelle épreuve pour la coopérative ouvrière
Le four principal de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans, ne sera toutefois pas totalement arrêté. Son fonctionnement sera maintenu en circuit fermé afin d’éviter les risques techniques et les coûts considérables qu’entraînerait une extinction complète. Durant cette phase, seuls quelques salariés seront mobilisés pour assurer la surveillance des installations, tandis que le reste du personnel a été invité à poser des congés.
Fondée en 1945, Duralex connaît son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d’années. Environ 60 % des 243 salariés ont investi dans la société coopérative créée pour sauver l’entreprise l’an dernier. Une audience est prévue le 2 juillet devant le tribunal de commerce d’Orléans. D’ici là, la direction espère rattraper près de 1,4 million d’euros de commandes en attente et convaincre ses partenaires financiers de poursuivre leur soutien à l’entreprise.
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