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«Je ne vois plus rien»: Camille Combal bientôt aveugle? L’animateur de TF1 doit subir une greffe de cornée

«Je ne vois plus rien»: Camille Combal bientôt aveugle? L’animateur de TF1 doit subir une greffe de cornée
«Je ne vois plus rien»: Camille Combal bientôt aveugle? L’animateur de TF1 doit subir une greffe de cornée

Camille Combal, l’un des animateurs les plus populaires de TF1, souffre depuis l’enfance d’une maladie oculaire qui affecte gravement sa vision. Atteint d’un kératocône, une pathologie provoquant une déformation progressive de la cornée, le présentateur de Danse avec les stars et de Mask Singer a déjà subi une première greffe de cornée en 2015. Il vient de confirmer qu’une deuxième opération est prévue à l’été 2027, cette fois pour son œil droit.

Invité le 7 octobre du podcast UNBX, animé par Hugo Clément et Marc Simoncini, Camille Combal, 45 ans, a évoqué les conséquences de cette maladie sur son quotidien, les difficultés qu’il rencontre pour voir correctement et la nécessité de recevoir une nouvelle cornée provenant d’un donneur.

« Sans mes lentilles, je ne vois quasiment plus rien »

Le kératocône est une maladie de la cornée, la membrane transparente située à l’avant de l’œil. Normalement arrondie, celle-ci s’amincit et se déforme progressivement jusqu’à prendre une forme conique. Cette modification empêche la lumière de se focaliser correctement sur la rétine et entraîne une dégradation parfois considérable de l’acuité visuelle.

Camille Combal est atteint aux deux yeux. Il a déjà expliqué que, sans correction, sa vision pouvait atteindre des niveaux de dégradation correspondant à des corrections de -13 et -17 dioptries. « Tu ne vois plus rien, tout est archi flou, tu peux plus sortir sans qu’on te tienne la main si t’as pas tes lentilles », avait-il raconté lors d’un précédent entretien.

L’animateur a également évoqué sa sensibilité à la lumière, une conséquence fréquente de cette pathologie. Lors de son entretien du 7 octobre, il a reconnu que son œil le faisait souffrir et que les symptômes pouvaient être visibles à l’écran. « J’ai l’œil très sensible », a-t-il expliqué, précisant qu’il avait malgré tout tenu à assurer l’enregistrement.

Une première greffe en 2015, une deuxième prévue à l’été 2027

Camille Combal a bénéficié d’une première greffe de cornée sur son œil gauche en 2015. Cette intervention consiste à remplacer tout ou partie de la cornée malade par un tissu sain provenant d’un donneur décédé. Elle est généralement envisagée lorsque les autres traitements ne permettent plus d’obtenir une vision satisfaisante.

Cette première opération lui a permis d’améliorer sa situation visuelle, mais son œil droit reste atteint. L’animateur doit désormais recevoir une deuxième greffe, qu’il envisage pour l’été 2027.

« Je dois recevoir une nouvelle cornée l’été prochain », a-t-il confié. L’intervention nécessitera une période de cicatrisation et un suivi ophtalmologique prolongé afin de surveiller notamment la transparence du greffon, la récupération visuelle et les risques de rejet.

Camille Combal connaît déjà les contraintes imposées par cette chirurgie. Après sa première greffe, il avait dû adapter ses activités physiques et éviter les sports présentant un risque de choc au niveau de l’œil. Il avait notamment expliqué avoir renoncé à certaines disciplines afin de protéger le tissu reçu.

Le kératocône : une maladie qui peut gravement dégrader la vision

Le kératocône apparaît généralement pendant l’adolescence ou chez le jeune adulte. Son évolution varie considérablement selon les patients. Chez certaines personnes, la déformation reste modérée et peut être corrigée avec des lunettes ou des lentilles adaptées. Chez d’autres, la cornée devient tellement irrégulière que les corrections classiques ne suffisent plus.

La maladie peut provoquer une vision floue, une déformation des images, une sensibilité excessive à la lumière, une gêne lors de la conduite nocturne ou encore une multiplication des images autour des sources lumineuses.

Les facteurs génétiques jouent un rôle dans son apparition, mais ils ne constituent pas l’unique explication. Les frottements répétés des yeux, notamment en cas d’allergies, sont également associés à son développement ou à son aggravation.

Contrairement à certaines maladies de la rétine ou du nerf optique, le kératocône ne détruit pas directement les cellules nerveuses responsables de la vision. La perte d’acuité provient principalement de la déformation de la cornée et, dans les cas avancés, de son opacification.

Plusieurs traitements permettent aujourd’hui de prendre en charge cette maladie. Les lentilles rigides ou sclérales améliorent la qualité de la vision, tandis que le cross-linking cornéen, une technique utilisant la riboflavine et des ultraviolets, peut freiner ou arrêter l’évolution de la déformation. Dans les formes les plus sévères, une greffe devient nécessaire.

Une opération délicate et plusieurs mois de récupération

La greffe de cornée est une intervention pratiquée depuis plusieurs décennies. Elle consiste à remplacer les tissus cornéens altérés par ceux d’un donneur. Selon l’état de l’œil, le chirurgien peut réaliser une greffe transfixiante, qui concerne toute l’épaisseur de la cornée, ou une greffe lamellaire, qui ne remplace que certaines couches.

L’opération ne garantit pas une récupération visuelle immédiate. La cicatrisation peut prendre plusieurs mois et la stabilisation définitive de la vision demande parfois davantage de temps. Des traitements locaux, notamment à base de corticoïdes, peuvent être prescrits pour limiter les réactions inflammatoires et prévenir le rejet.

Même après une greffe réussie, certains patients doivent continuer à porter des lunettes ou des lentilles spécifiques. Le suivi médical reste indispensable pendant plusieurs années.

Pour Camille Combal, cette deuxième intervention doit permettre de traiter l’œil qui n’a pas encore été greffé. Aucun calendrier détaillé concernant une éventuelle interruption de ses activités télévisuelles n’a été annoncé.

« J’ai eu un don d’organe » : Camille Combal rappelle l’importance des donneurs

L’animateur est également revenu sur le rôle essentiel du don de cornée dans son parcours médical. Sa première intervention a été rendue possible grâce au prélèvement d’un tissu provenant d’un donneur décédé, dont il ne connaît pas l’identité.

« J’ai eu un don d’organe », a-t-il rappelé, en évoquant le parcours médical qui lui a permis de préserver sa vision.

Camille Combal a été pris en charge à l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, situé dans le 19e arrondissement de Paris, un établissement spécialisé notamment dans les maladies ophtalmologiques. Il a déjà salué le travail des équipes médicales et des chercheurs qui développent de nouvelles solutions pour les patients atteints de kératocône.

En France, le prélèvement de cornées après un décès repose sur le principe du consentement présumé, sauf opposition exprimée du vivant de la personne. Les tissus prélevés sont ensuite contrôlés et préparés avant leur utilisation pour une greffe.

Cette deuxième opération constituera une nouvelle étape dans le parcours médical de Camille Combal. L’animateur, qui continue de présenter plusieurs émissions de divertissement sur TF1, espère améliorer durablement sa vision grâce à cette intervention programmée pour l’été prochain.

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