Stéphane Plaza a été condamné ce vendredi par la cour d’appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis pour des violences conjugales commises sur deux de ses anciennes compagnes. La peine de l’ancien animateur vedette de M6 est alourdie par rapport au jugement de première instance, qui l’avait condamné à 12 mois de prison avec sursis pour des faits concernant une seule femme.
La décision marque surtout un changement important sur le fond : alors que Stéphane Plaza avait été relaxé en première instance concernant les accusations formulées par une seconde ancienne compagne, la cour d’appel l’a cette fois reconnu coupable pour les deux femmes concernées par la procédure.
De 12 à 18 mois avec sursis, et une condamnation désormais pour les deux femmes
Le 18 février 2025, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Stéphane Plaza à 12 mois de prison avec sursis pour des violences physiques et psychologiques commises entre 2018 et 2022 sur une ancienne compagne. Il avait en revanche été relaxé concernant les violences psychologiques dénoncées par une seconde femme.
L’ancien animateur avait immédiatement fait appel. Son procès devant la cour d’appel de Paris s’est tenu entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet 2026.
La cour d’appel a finalement retenu les violences concernant les deux anciennes compagnes et porté la peine à 18 mois de prison avec sursis.
Le parquet avait pourtant requis une peine moins lourde
Cette condamnation est d’autant plus notable que les réquisitions du parquet général étaient inférieures à la peine prononcée en première instance. Lors du procès en appel, l’avocate générale avait demandé six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, ainsi qu’une amende de 12 000 euros et un stage de sensibilisation aux violences conjugales.
La cour d’appel n’a donc pas suivi ces réquisitions. Elle prononce une peine trois fois supérieure aux six mois avec sursis réclamés par le ministère public et six mois supérieure à la condamnation de février 2025.
Stéphane Plaza a toujours contesté avoir volontairement exercé des violences
Tout au long de la procédure, Stéphane Plaza a rejeté l’accusation selon laquelle il aurait volontairement violenté ses anciennes compagnes. Lors de son procès en appel, il avait reconnu ses infidélités et certains comportements dans ses relations, mais maintenu sa position sur les violences.
Il avait notamment déclaré devant la cour : « Je ne suis pas violent. Je n’ai jamais été violent. »
Concernant la première ancienne compagne, la justice avait notamment examiné un épisode au cours duquel celle-ci avait eu un doigt fracturé et deux autres doigts luxés. Stéphane Plaza avait présenté cet épisode comme un accident, une version qui n’avait pas convaincu les juges en première instance.
Une première condamnation qui avait précipité sa disparition de M6
La première condamnation de Stéphane Plaza, en février 2025, avait immédiatement eu des conséquences sur sa carrière télévisuelle. M6 avait annoncé la déprogrammation de l’ensemble des émissions incarnées par celui qui avait longtemps été l’un des principaux visages de la chaîne, notamment avec Recherche appartement ou maison et Maison à vendre.
La condamnation prononcée en première instance avait également fragilisé son activité dans l’immobilier, plusieurs franchisés ayant quitté le réseau Stéphane Plaza Immobilier. Le groupe M6 s’est depuis désengagé du capital du réseau d’agences immobilières portant son nom.
L’appel aboutit finalement à une condamnation plus lourde
Stéphane Plaza avait choisi de faire appel afin de contester sa condamnation de février 2025. Cette nouvelle procédure aboutit finalement à une peine supérieure : 18 mois de prison avec sursis contre 12 mois en première instance.
Surtout, l’arrêt rendu ce vendredi élargit la culpabilité retenue par la justice. Condamné en première instance pour les violences commises sur une seule ancienne compagne, Stéphane Plaza est désormais reconnu coupable en appel de violences conjugales envers deux de ses anciennes compagnes.

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