Après près de trois mois d’occupation par des jeunes migrants, la direction de la Gaîté Lyrique a annoncé qu’elle quitterait les lieux ce vendredi 28 février si aucune solution n’était trouvée par les autorités. Face à une situation devenue “explosive”, elle prévoit également de suspendre l’ensemble des prestations de sécurité, d’hygiène et de maintenance. Les salariés, invoquant un “danger grave et imminent”, ont fait valoir leur droit de retrait, rendant toute activité impossible.
Depuis le 10 décembre, plus de 400 jeunes migrants , membres du “Collectif des jeunes du parc de Belleville”, occupent cet établissement culturel parisien pour réclamer un hébergement et la reconnaissance de leur minorité. La direction alerte sur la promiscuité extrême et l’augmentation des violences au sein des locaux, évoquant notamment un départ de feu ayant nécessité l’intervention des pompiers.
Malgré une décision du tribunal administratif ordonnant l’évacuation sous un mois, la mairie de Paris refuse d’employer la force publique et exhorte l’État à prendre ses responsabilités en matière d’hébergement d’urgence. En l’absence d’une solution rapide, la Gaîté Lyrique restera fermée pour une durée indéterminée, laissant planer l’incertitude sur son avenir.