Brassards noirs, minutes de silence et enterrements symboliques : les agents de la fonction publique hospitalière organisent ce mardi 8 septembre des actions dans toute la France. À l’appel d’une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, Sud et l’Unsa, les personnels entendent illustrer la « mort silencieuse » de l’hôpital public et dénoncer le « mépris » du gouvernement.
Des rassemblements sont notamment annoncés à Bourges, Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand, Pontoise et La Réunion. Les syndicats alertent sur le manque d’effectifs et sur des conditions de travail aggravées par les vagues de chaleur. Dans certains établissements mal adaptés aux canicules, les professionnels ont dû utiliser des couvertures de survie sur les fenêtres, des draps humides ou des bacs remplis de glace pour tenter de rafraîchir les chambres et les services.
Un bras de fer autour des mutuelles
L’intersyndicale réclame également une véritable participation de l’employeur à la complémentaire santé et à la prévoyance des agents hospitaliers. Prévue initialement pour 2026, la réforme a été reportée à janvier 2027 et pourrait être repoussée jusqu’en septembre de la même année. Les représentants du personnel redoutent donc une nouvelle promesse sans garantie, au-delà de l’élection présidentielle.
Le gouvernement propose une enveloppe annuelle de 400 millions d’euros, représentant environ 28 à 30 euros par mois et par agent. Les syndicats jugent ce montant très insuffisant et réclament au moins son double afin d’assurer une couverture comparable à celle dont bénéficient d’autres fonctionnaires. Une nouvelle réunion avec les ministères est programmée mercredi, tandis que les organisations demandent l’inscription des financements nécessaires dans le budget de la Sécurité sociale pour 2027.

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