Invité ce jeudi matin sur BFMTV face à Apolline de Malherbe, François Bayrou a réaffirmé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2027. L’ancien Premier ministre, qui avait déjà fait connaître son intention de ne pas se présenter, entend néanmoins continuer à peser dans la recomposition du centre et dans la recherche d’une candidature commune.
La position de François Bayrou est désormais claire : il ne tentera pas une nouvelle fois sa chance à l’Élysée. Après ses candidatures de 2002, 2007 et 2012, le président du MoDem exclut de se présenter en 2027. Une décision qu’il avait déjà exprimée ces derniers mois et qu’il a de nouveau assumée ce jeudi matin.
Peser sans être candidat
Son retrait ne signifie pas pour autant une disparition de la bataille présidentielle. François Bayrou souhaite continuer à jouer un rôle dans la désignation du candidat du centre et de la droite modérée. Il défend notamment l’idée d’un rassemblement entre les forces politiques qui refusent les extrêmes, afin d’éviter la dispersion des candidatures au premier tour.
L’ancien chef du gouvernement ne s’est d’ailleurs pas rangé derrière un prétendant en particulier. Il entend conserver une influence dans la construction de l’offre politique pour 2027 et participer à l’émergence d’une candidature capable de rassembler largement au-delà du seul MoDem.
L’histoire de François Bayrou avec les présidentielles est aussi indissociable d’Emmanuel Macron. En 2017, alors qu’il envisageait une quatrième candidature après celles de 2002, 2007 et 2012, le patron du MoDem avait finalement renoncé à se présenter pour proposer une « alliance » à Emmanuel Macron. Son ralliement avait constitué l’un des moments importants de la campagne du futur président, avant que le MoDem ne devienne l’un des principaux partenaires de la majorité présidentielle. Bayrou avait ensuite été nommé ministre de la Justice au début du premier quinquennat, puis Premier ministre en décembre 2024.
À 75 ans, François Bayrou s’apprête donc à vivre la présidentielle de 2027 dans un rôle différent : non plus celui du candidat, mais celui d’une personnalité souhaitant peser sur le choix du prétendant qui représentera son espace politique. Après trois candidatures présidentielles et son renoncement au profit d’Emmanuel Macron en 2017, sa décision semble refermer la perspective d’une nouvelle tentative personnelle pour conquérir l’Élysée.

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