Olivier Faure appelle ses concurrents à ne plus construire leur campagne principalement par rapport à Jean-Luc Mélenchon. Dans un entretien publié le 26 septembre par La Tribune Dimanche, le premier secrétaire du Parti socialiste défend l’autonomie de la primaire sociale-démocrate face au chef des Insoumis.
Cette prise de position intervient après les désaccords apparus entre Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Olivier Faure sur la stratégie à adopter vis-à-vis de La France insoumise. Les relations avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon ont occupé une place importante dans les affrontements du premier débat.
Ne pas faire de Mélenchon le centre de la campagne
Pour Olivier Faure, cette focalisation risque de produire l’effet inverse de celui recherché. En se définissant constamment par rapport au leader insoumis, ses concurrents contribueraient, selon lui, à renforcer sa place dans le débat à gauche.
Le responsable socialiste cherche donc à défendre une ligne distincte : ne pas se rallier à Jean-Luc Mélenchon, mais ne pas faire non plus de l’opposition à sa personne le principe organisateur de la campagne. Il invite les candidats de la primaire à affirmer une identité politique qui ne dépende pas exclusivement de leur rapport à LFI.
Une affirmation d’autonomie
L’intervention d’Olivier Faure ne supprime pas les divergences stratégiques entre les candidats. Elle propose plutôt de déplacer le centre du débat : la primaire doit, dans sa lecture, permettre de défendre une autre offre à gauche, sans laisser Jean-Luc Mélenchon en fixer tous les termes.
Cette déclaration engage le premier secrétaire du PS. Elle ne constitue pas un accord entre les participants à la primaire, ni une nouvelle réponse de ses concurrents à l’entretien. Elle précise en revanche la manière dont Olivier Faure entend se positionner dans une compétition encore traversée par la question des alliances.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.