C’est un lourd secret qui pèse sur les épaules du légendaire acteur. Anthony Hopkins, 87 ans, se confie pour la première fois sur la rupture définitive qui l’éloigne de sa fille unique, Abigail. Des révélations poignantes où le patriarche du cinéma avoue ses regrets tout en dressant le constat d’une relation brisée à jamais.
Vingt ans de silence
La fracture remonte à plus de deux décennies. Abigail Hopkins, 57 ans, née de l’union de l’acteur avec Petronella Barker, a définitivement coupé les ponts avec son célèbre père. Dans une interview au New York Times, Anthony Hopkins révèle avoir tenté une dernière approche par l’intermédiaire de son épouse Stella Arroyave, en vain. « Ma femme lui a envoyé une invitation pour qu’elle vienne nous voir. Pas un mot en réponse », confie-t-il, la voix chargée de résignation.
La réaction de l’acteur oscarisé est teintée d’une sagesse amère : « Je lui souhaite le meilleur, mais je ne vais pas me mettre en colère pour ça. Si tu veux gâcher ta vie dans la rancœur, très bien, vas-y. » Des mots qui cachent mal une profonde blessure, lui pour qui nourrir du ressentiment équivaut à « la mort ».
Les remords d’un père absent
Dans ses mémoires « We Did Ok, Kid » publiées cette semaine, l’acteur livre un mea culpa plus personnel. Il évoque son « plus grand regret » et admet avoir « fait du mal en quittant la famille » quand Abigail était bébé. « Jusqu’à ma mort, je n’oublierai jamais l’image d’elle dans son berceau, me souriant quand je suis entré dans la chambre », écrit-il, laissant entrevoir un homme rongé par les remords.
Pourtant, Hopkins maintient qu’il n’avait « pas le choix » et que la situation aurait été « bien pire » s’il était resté. Un paradoxe douloureux pour cet artiste qui a si souvent joué des pères tourmentés au cinéma, de « The Father » à « The Son ». Preuve que la vie imite parfois l’art, mais avec une cruauté bien réelle.