Yulia Harfouch, top model, entrepreneuse des médias et spécialiste de l’univers de la mode et du luxe, est citée ce vendredi dans le Financial Times. Le quotidien économique britannique lui donne la parole dans son « Special Report Watches and Jewellery », consacré à l’horlogerie et à la joaillerie internationales. Passée par les plus grandes maisons de couture et aujourd’hui à la tête de HD Fashion & Lifestyle TV, Yulia Harfouch y livre son regard sur une tendance particulière du marché : les sacs-bijoux, devenus pour certains collectionneurs de véritables pièces de patrimoine.
Dans l’article Jewelled handbags move beyond the red carpet, le Financial Times s’intéresse aux créations de Cartier, Bvlgari, Buccellati ou encore Van Cleef & Arpels et aux motivations de leurs acheteurs. C’est précisément sur ce rapport entre luxe, rareté et transmission que Yulia Harfouch est interrogée, à partir d’un sac-bijou Hermès qu’elle a elle-même acquis et qu’elle considère non comme un simple accessoire, mais comme un objet destiné à traverser les générations.
« Je le voyais comme un véritable héritage »
Entrepreneuse dans la mode et les médias basée à Dubaï, Yulia Harfouch explique pourquoi elle a choisi d’acquérir un sac-bijou Hermès. Son intérêt pour cette pièce ne repose pas uniquement sur la signature de la maison. Sa rareté, sa conception et les matériaux employés lui donnent, à ses yeux, une dimension différente de celle d’un accessoire de mode traditionnel. « J’ai acheté un sac-bijou Hermès parce que je le voyais comme un véritable héritage », explique-t-elle au quotidien britannique.
Le Financial Times précise que les métaux précieux et les pierres utilisés, associés à une production limitée, conduisent Yulia Harfouch à considérer cette pièce davantage comme une œuvre d’art à collectionner que comme un simple sac. Une conception du luxe directement liée à son parcours. Yulia Harfouch connaît cet univers de l’intérieur : top model pendant plus de 10 ans, elle a notamment travaillé avec Chanel, Louis Vuitton et Hermès avant de poursuivre son parcours dans la création et les médias.
Des podiums des grandes maisons à la direction d’un média consacré au luxe
Yulia Harfouch a débuté très jeune dans la mode. Après avoir remporté le concours professionnel Ford Supermodel en Russie, elle a été repérée par des scouts internationaux avant de travailler pendant plus de dix ans avec de grandes agences. En parallèle, elle a étudié le stylisme et le design à ESMOD Paris.
Elle a notamment défilé pour Karl Lagerfeld chez Chanel et travaillé pendant trois ans comme fitting model auprès de Nicolas Ghesquière chez Louis Vuitton. Son parcours dans les coulisses de la haute couture lui a ainsi permis d’observer directement le processus de création des grandes maisons, de la conception des prototypes jusqu’aux défilés.
En juillet 2025, Technikart lui consacrait sa couverture et un long entretien intitulé « Yulia’s World ». Le magazine la présentait alors comme une égérie des grands créateurs, une connaisseuse du monde de la couture et une dirigeante de média. Yulia Harfouch y racontait notamment l’importance de sa rencontre avec Karl Lagerfeld : « Sans le savoir, Karl est devenu mon parrain dans le monde de la mode. » Un parcours que nous avions également retracé à l’occasion de cette couverture de Technikart, de ses années de top model jusqu’à ses activités actuelles dans les médias.
HD Fashion TV, de l’Ukraine à Dubaï
Son expérience dans la mode s’est ensuite prolongée dans les médias. HD Fashion TV a été fondée en Ukraine en 2010. Après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la chaîne a transféré ses activités à Dubaï, où elle poursuit son développement international sous la direction de Yulia Harfouch.
HD Fashion & Lifestyle TV couvre aujourd’hui la mode, l’art, le design, la beauté et le lifestyle et suit les grands rendez-vous internationaux, notamment les Fashion Weeks. La chaîne développe également des contenus consacrés à l’histoire des maisons, aux savoir-faire et à la création.
Cette trajectoire avait également été mise en avant en juillet 2025 par Madame Figaro, dans un portrait consacré à Yulia Harfouch. Elle y résumait sa conception du traitement médiatique de la mode par une formule : « Nous ne suivons pas la mode. Nous la décryptons, nous l’inscrivons dans l’histoire, dans la transmission. »
Quand les sacs deviennent de véritables pièces de joaillerie
Le sujet sur lequel le Financial Times interroge Yulia Harfouch connaît actuellement un développement important. Plusieurs grandes maisons transforment le sac en objet précieux en utilisant des techniques et des matériaux directement issus de la joaillerie.
Cartier possède une histoire ancienne dans ce domaine. Lors de la semaine de la Haute Couture organisée à Paris en juillet, la maison a présenté une douzaine de sacs de différentes formes, tous ornés d’au moins une pierre précieuse. Ces créations s’intègrent à Cartier Soir, qui associe savoir-faire joaillier et accessoires.
Bvlgari travaille également depuis longtemps autour de cette rencontre entre bijoux et maroquinerie. La maison italienne a renforcé cette activité en confiant à Mary Katrantzou la direction artistique de la maroquinerie et des accessoires. Plusieurs modèles reprennent notamment les codes de l’emblématique Serpenti.
Buccellati peut, de son côté, s’appuyer sur des créations remontant aux années 1920. La maison réalisait déjà à cette époque des sacs incrustés de pierres et dotés de fermoirs en or ou en argent. La présentation de certaines de ces pièces historiques à Venise en 2024 a suscité suffisamment d’intérêt auprès de clients pour conduire la maison à remettre des modèles en production.
Une pièce que Yulia Harfouch envisage déjà comme un patrimoine
Ces créations ne répondent donc plus exactement aux mêmes critères qu’un sac de luxe traditionnel. Les pierres précieuses, les métaux utilisés, le travail artisanal et le faible nombre d’exemplaires rapprochent certaines d’entre elles de la haute joaillerie.
C’est cette particularité que met en avant Yulia Harfouch dans le Financial Times. Son sac-bijou Hermès possède à ses yeux une valeur qui dépasse son usage immédiat. La pièce est envisagée comme un objet que l’on conserve, dont la rareté participe à la valeur et qui peut ensuite être transmis.
Cette vision s’appuie sur une connaissance professionnelle du secteur acquise au fil de ses années auprès des grandes maisons et désormais prolongée par son activité dans les médias spécialisés. Yulia Harfouch apparaît régulièrement dans les grands rendez-vous internationaux de la mode et du luxe. Lors du dernier Festival de Cannes, elle avait notamment participé au gala de l’amfAR en Saint Laurent, l’une des soirées les plus suivies de la quinzaine cannoise.
Le Financial Times sollicite son expertise du luxe
La présence de Yulia Harfouch dans les pages du Financial Times prend donc une dimension différente de ses précédentes apparitions médiatiques. Après les publications consacrées à son parcours, elle est cette fois sollicitée pour apporter son expérience et son point de vue sur le comportement des collectionneurs et l’évolution des objets de luxe. Face à des sacs qui empruntent désormais leurs pierres, leurs métaux et une partie de leurs techniques à la haute joaillerie, sa réponse est personnelle et très concrète : « J’ai acheté un sac-bijou Hermès parce que je le voyais comme un véritable héritage. »
Une phrase qui résume la tendance étudiée par le Financial Times : pour une partie de la clientèle du très grand luxe, certaines créations ne sont désormais plus seulement faites pour être portées. Elles sont aussi choisies pour être conservées, collectionnées et, un jour, transmises.

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