En janvier, la mort d’une lycéenne à Châteaudun a révélé un problème majeur : certains chauffeurs de cars scolaires prenaient le volant sous l’emprise de stupéfiants. Mercredi 30 avril, le ministère des Transports a dévoilé un plan en quinze mesures pour empêcher une telle tragédie de se reproduire.
Des contrôles renforcés… et inopinés
Jusqu’à présent, plus de 10 000 contrôles ont été effectués depuis l’accident, mais le gouvernement veut passer la deuxième. Les entreprises de transport scolaire devront désormais organiser, plusieurs fois par an et de façon aléatoire, des tests salivaires pour dépister cannabis, cocaïne, kétamine et autres drogues. À plus long terme, une borne portable installée dans le car devra empêcher le démarrage du véhicule en cas de résultat positif. L’objectif : multiplier ces vérifications « inopinées » pour couvrir les 30 000 conducteurs de bus et cars scolaires qui transportent chaque jour 1,9 million d’élèves.
Technologies embarquées et vigilance des élèves
Au-delà des contrôles antidrogue, le plan prévoit d’équiper les véhicules de ceintures obligatoires pour tous, de caméras analytiques capables de détecter la perte d’attention du conducteur, et de renforcer la formation des chauffeurs aux risques liés à la prise de stupéfiants. Pour compléter ces dispositifs, un numéro vert sera mis à la disposition des élèves : ils pourront alerter un référent à tout moment s’ils repèrent une anomalie à bord. Avec cette stratégie mêlant prévention, technologie et participation citoyenne, le gouvernement espère restaurer la confiance des familles et garantir une sécurité maximale sur les trajets scolaires.