Ce n’est pas un simple contrôle de routine, mais une découverte pour le moins sidérante qu’ont faite les policiers de Dijon. En fouillant une épicerie de nuit en plein centre-ville, ils sont tombés sur un stock impressionnant de protoxyde d’azote, ainsi que sur d’autres produits strictement interdits à la vente.
Gaz hilarant en grande quantité
Jeudi soir, vers 22h40, les forces de l’ordre ont ciblé une supérette place Saint-Michel. Le contrôle, pourtant classique en apparence, a très vite viré à l’inventaire illicite. Pas moins de 330 bouteilles de protoxyde d’azote ont été mises au jour, ainsi que plusieurs centaines de ballons utilisés pour inhaler ce gaz. Initialement destiné à des usages médicaux ou culinaires, le « proto » est de plus en plus détourné pour ses effets euphorisants, avec des risques bien réels pour la santé. Sur les étagères arrière, les agents ont aussi découvert une quarantaine de paquets de cigarettes, vraisemblablement non déclarés, et une vingtaine de puffs électroniques. Ces dernières sont interdites à la vente en France depuis février. Le gérant, interpellé sur place, a été immédiatement placé en garde à vue. L’enquête a été confiée au commissariat de Dijon. Elle devra éclaircir l’origine des produits et vérifier s’ils étaient vendus sous le manteau. En attendant, l’affaire jette une lumière crue sur certaines pratiques nocturnes à Dijon.