Le gouvernement britannique s’apprête à annoncer une restriction des échanges commerciaux avec les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie, une mesure qui suscite des critiques aux États-Unis, en Israël et au sein de l’opposition conservatrice.
Le Royaume-Uni devrait réaffirmer son soutien aux droits des Palestiniens et à la solution à deux États, dans le cadre d’une initiative qui provoque déjà des tensions avec Washington et Tel-Aviv. L’ambassadeur américain a averti que cette décision pourrait peser sur les relations commerciales entre les deux pays.
Du côté de l’opposition, les conservateurs rejettent la mesure avec sévérité. Chris Philp, secrétaire d’État fantôme à l’Intérieur, a qualifié l’annonce de « posture performative » lors de son passage sur la BBC Radio 4. « Il est très difficile de distinguer les marchandises provenant de Cisjordanie de celles qui viennent du reste d’Israël, a-t-il fait valoir. Concrètement, c’est très difficile à mettre en œuvre. »
La question de la traçabilité des produits issus des territoires occupés constitue en effet l’un des principaux obstacles techniques à l’application d’un tel dispositif. Les colonies israéliennes en Cisjordanie sont considérées comme illégales au regard du droit international.

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