Ségolène Royal critique la manière dont Emmanuel Macron communique sur les menaces russes. Invitée ce dimanche soir du « Grand Oral 2027 » sur BFMTV, la candidate à la primaire social-démocrate a estimé que le chef de l’État adoptait un discours excessivement alarmiste : « On convoque les chefs de parti, on fait une déclaration, on fait peur aux gens. »
Interrogée sur son ancienne qualification d’Emmanuel Macron comme « va-t-en-guerre », Ségolène Royal a maintenu son jugement. « Oui, parce que le propos n’est pas équilibré », a-t-elle répondu. Elle reproche au président de multiplier, selon elle, les messages anxiogènes lorsqu’il évoque l’intensification des attaques hybrides russes, les cyberattaques ou les risques pesant sur les infrastructures européennes.
Un désaccord sur la communication présidentielle
Emmanuel Macron avait pourtant justifié vendredi son alerte par les informations présentées lors d’une réunion à l’Élysée par la DGSI, la DGSE, le renseignement militaire et le SGDSN. Il avait notamment affirmé que la « nature de l’agressivité russe » avait changé et demandé de renforcer la protection des infrastructures critiques. La critique de Ségolène Royal porte donc principalement sur la manière de présenter ces menaces et sur la réponse politique à leur apporter, et non sur une démonstration indépendante de leur réalité ou de leur intensité.
La candidate a parallèlement continué de placer le pouvoir d’achat au cœur de son discours, notamment face à la flambée des carburants. Elle défend une intervention plus forte sur les prix et estime que la priorité du gouvernement devrait être de rassurer et protéger financièrement les Français plutôt que d’entretenir, selon elle, un climat de peur.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.