POLITIQUE

Violences sexuelles dans le périscolaire : Emmanuel Grégoire reconnaît des failles et présente ses regrets

Violences sexuelles dans le périscolaire : Emmanuel Grégoire reconnaît des failles et présente ses regrets
Violences sexuelles dans le périscolaire : Emmanuel Grégoire reconnaît des failles et présente ses regrets

Emmanuel Grégoire a reconnu mercredi devant une commission d’enquête du Sénat l’existence de « dysfonctionnements et de failles » dans les dispositifs mis en place par la Ville de Paris face aux violences sexuelles dans le périscolaire. Entendu après Anne Hidalgo, l’actuel maire de Paris a également exprimé ses « profonds regrets », alors que plusieurs familles ont déposé plainte et que des investigations pénales sont en cours.

L’ancien adjoint d’Anne Hidalgo, qui a occupé pendant plusieurs années des responsabilités importantes à l’Hôtel de Ville avant son élection à la mairie en 2026, se retrouve ainsi directement interrogé sur la gestion d’un dossier qui concerne une période durant laquelle il était déjà aux commandes de la municipalité. Emmanuel Grégoire a reconnu que la Ville avait notamment pu manquer de transparence dans ses relations avec les parents et les collectifs, les réunions publiques n’ayant pas toujours été organisées. Il affirme toutefois que les obligations légales concernant le recrutement des animateurs ont bien été respectées.

Une crise qui pousse la mairie à revoir son dispositif

Le maire de Paris assure désormais vouloir tirer les conséquences de cette crise. Il dit partager le constat formulé par Anne Hidalgo d’un « échec collectif » des institutions et estime que les dispositifs existants n’étaient pas suffisants pour prévenir et traiter efficacement les situations signalées. La question dépasse donc le seul fonctionnement administratif de la Ville : elle porte aussi sur la capacité des services municipaux à détecter les alertes, dialoguer avec les familles et assurer un suivi suffisamment transparent des procédures.

Depuis le début de l’année, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Emmanuel Grégoire considère que ces chiffres révèlent un phénomène pouvant présenter un caractère « systémique ». La municipalité a par ailleurs lancé en avril un plan d’action de 20 millions d’euros consacré au périscolaire et à la prévention des violences sexuelles. Pour l’édile, l’enjeu est désormais de transformer ces annonces et ces moyens supplémentaires en dispositifs capables de restaurer la confiance des familles, alors que la gestion passée de ces situations fait désormais l’objet d’un examen politique et judiciaire.

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