L’Assemblée nationale entame ce lundi l’examen de la proposition de loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic ». Porté par le député LR Éric Pauget, ce texte ambitieux entend frapper au cœur les réseaux criminels qui gangrènent le pays.
Inspiré du modèle italien, le projet de loi repose sur un triptyque redoutable : la création d’un Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), à l’image du Parquet national antiterroriste, des peines considérablement alourdies pour les narcotrafiquants et leurs complices, ainsi que des prisons de haute sécurité exclusivement dédiées aux criminels les plus dangereux.
À ces mesures s’ajoutent des dispositions essentielles pour assécher les flux financiers du trafic : confiscation automatique des biens, interdiction de certaines transactions en espèces, traçabilité renforcée des cryptomonnaies et des messageries chiffrées utilisées par les trafiquants. L’objectif est clair : mettre hors d’état de nuire les organisations criminelles qui prospèrent sur le laxisme des lois actuelles.
Si la droite et une partie de la majorité reconnaissent l’urgence de doter la France d’un cadre juridique robuste contre le narco-banditisme, la gauche tente de freiner le texte, dénonçant des « dérives sécuritaires ». Pourtant, l’explosion des violences liées aux trafics de drogue et la montée en puissance des réseaux criminels exigent une réponse forte.
En commission, certaines mesures ont été injustement édulcorées, notamment l’accès aux conversations chiffrées des trafiquants. Mais l’essentiel demeure : avec ce texte, Éric Pauget porte enfin une réponse de fermeté face à l’impunité qui gangrène le pays. Le vote final est attendu pour le 25 mars.
