La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, souhaite étudier la possibilité de mobiliser une partie de l’épargne des Français pour financer l’adaptation du pays au changement climatique. Cette piste pourrait passer par la Caisse des dépôts, alors que les capacités budgétaires de l’État sont contraintes et que les besoins augmentent face aux canicules, aux sécheresses, aux incendies et aux inondations.
Le premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à la ministre de présenter avant octobre de nouvelles mesures permettant d’accélérer la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique. Monique Barbut cite l’adaptation, la protection des forêts et la santé environnementale parmi ses trois grandes priorités. Les modalités précises d’une éventuelle mobilisation de l’épargne, notamment les produits concernés, les garanties offertes aux épargnants et les projets financés, restent toutefois à définir.
Une ministre décidée à rester au gouvernement
Monique Barbut avait annoncé sa démission en juillet pour protester contre l’adoption de la loi d’urgence agricole, avant de rester finalement en fonctions après avoir obtenu plusieurs garanties. Malgré les critiques et les interrogations sur son avenir, elle assure vouloir poursuivre son action aussi longtemps que ses dossiers prioritaires continueront d’avancer. « Il faudra encore me supporter », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à Libération.
La ministre veut également réduire fortement la présence de cadmium dans les engrais phosphatés. Elle propose de fixer une limite maximale de 20 milligrammes par kilogramme à l’horizon 2030, contre 90 actuellement. Concernant les dérogations permettant l’utilisation de certains pesticides interdits, elle promet de veiller à l’indépendance de l’Anses et à l’absence de pressions susceptibles de compromettre la rigueur de ses expertises scientifiques.
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