Le gouvernement prépare un net ralentissement de la progression des dépenses de santé. Selon les éléments du projet de budget de la Sécurité sociale révélés ce samedi, l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie, l’Ondam, pourrait augmenter de seulement 2,1 % en 2027.
L’Ondam englobe une large partie des dépenses remboursées par l’Assurance maladie : soins de ville, hôpitaux, établissements médico-sociaux ou encore Ehpad. Pour 2026, son montant est prévu à environ 274,4 milliards d’euros. Une progression de 2,1 % constituerait donc bien une augmentation des dépenses en euros, et non une réduction de 2,1 %.
Les hôpitaux réclament davantage
Le chiffre reste pour l’instant une base de négociation intégrée au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Il pourrait évoluer avant ou pendant l’examen parlementaire. La Fédération hospitalière de France réclame notamment une augmentation de 3,9 % des dépenses hospitalières pour absorber l’évolution des coûts, des besoins de soins et du vieillissement de la population.
L’enjeu est d’autant plus sensible que les dépenses de santé progressent naturellement sous l’effet de la démographie, de l’innovation médicale et de l’augmentation de certaines pathologies chroniques. Une enveloppe qui augmente moins rapidement que les besoins peut donc se traduire par des économies à réaliser dans différents secteurs.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doit être présenté en Conseil des ministres le 1er octobre avant son examen au Parlement. Le taux de 2,1 % n’est donc pas encore définitivement arrêté.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.