Sébastien Lecornu tente de rouvrir la voie d’un compromis avec les socialistes sur le budget 2027, mais le PS réclame désormais des engagements concrets. Invité de BFMTV ce mercredi, le député Arthur Delaporte a accueilli avec beaucoup de réserve la proposition de rencontre adressée par le Premier ministre aux parlementaires socialistes. « Le compromis, ce ne sont pas simplement des promesses, des mots en l’air […] mais des preuves », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du PS estime que les premières orientations budgétaires présentées par l’exécutif vont précisément à l’inverse des priorités défendues par son parti. « Rien de ce qu’on porte sur le pouvoir d’achat, sur la transition écologique, sur la justice fiscale, rien de tout ça n’est sérieusement considéré par le Premier ministre », a-t-il accusé. Dans son courrier aux socialistes, Sébastien Lecornu propose pourtant une négociation « mesure par mesure » et rappelle les concessions obtenues lors du budget précédent, notamment la suspension de la réforme des retraites.
Attal ne veut pas « entraver » Matignon
Gabriel Attal adopte une position différente. Lors d’une conférence de presse ce mercredi, le candidat de Renaissance a jugé « très bien » que le gouvernement discute avec les formations situées entre LFI et le RN. Il assure surtout qu’il « n’entravera en rien le gouvernement dans sa tâche de doter le pays d’un budget », estimant que l’incertitude politique et financière « se paye cher ».
Cette déclaration ne constitue pas pour autant un engagement de Renaissance à voter toutes les mesures proposées par Matignon. À ce stade, le budget reste en négociation et le PS continue d’évoquer la possibilité d’une censure. Sébastien Lecornu cherche donc toujours la combinaison parlementaire qui lui permettrait de faire adopter son texte sans majorité absolue.

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