Ce vendredi, Mylène Farmer publie Égrégore, son 13e album studio. À 65 ans, la chanteuse demeure l’une des plus grandes stars françaises, avec plus de 40 ans de carrière, des millions de disques vendus et des concerts gigantesques. Pourtant, derrière ses chansons et ses apparitions soigneusement choisies, se cache une histoire que beaucoup ignorent. Une enfance au Canada, un véritable nom abandonné, des premiers pas hésitants, des interviews étonnamment franches, des échecs, une tentative au cinéma qui tourne au fiasco et surtout un drame terrible : en 1991, un admirateur assassine un employé de sa maison de disques. Retour sur les événements qui ont façonné la vie de Mylène Farmer.
Elle est née au Canada et ne s’appelait pas Farmer
Mylène Farmer est née le 12 septembre 1961 à Pierrefonds, près de Montréal, au Québec. Son véritable nom est Mylène Gautier. Son père, Max Gautier, ingénieur français, travaillait au Canada, où sa famille s’était installée avant sa naissance. Sa mère, Marguerite Martin, s’occupait du foyer. Mylène grandit avec ses frères et sa sœur dans un environnement familial français, à plusieurs milliers de kilomètres de Paris.
Elle passe ses premières années au Québec, avant de rejoindre la France avec sa famille à la fin des années 1960. Elle a alors environ 8 ans. Ce déménagement constitue une rupture importante pour une enfant attachée à son environnement canadien. La famille s’installe en région parisienne, à Ville-d’Avray, dans les Hauts-de-Seine.
Enfant, Mylène Gautier est réservée, solitaire et passionnée par les animaux. Elle fréquente notamment les centres équestres et envisage un temps de travailler auprès des chevaux. Rien ne la destine encore à devenir chanteuse. L’équitation occupe une place bien plus importante dans son quotidien que la musique.
Dans une interview accordée à Star Club en novembre 1988, elle revient sur cette période : « À cette époque-là, j’étais une petite fille plutôt renfermée. Je ne pensais pas vraiment à la chanson. » Elle explique également avoir très mal vécu le passage de l’enfance à l’adolescence.
Une adolescente qui quitte le lycée et rêve de devenir actrice
La scolarité de Mylène Gautier ne débouche pas sur un parcours universitaire. Adolescente, elle abandonne ses études secondaires et décide de tenter sa chance dans le monde artistique. Son ambition première est de devenir comédienne.
Elle suit des cours de théâtre, notamment au cours Florent, et cherche à décrocher des rôles. Pour gagner sa vie, elle multiplie les petits emplois. Elle travaille comme mannequin, participe à des publicités et accepte différents contrats qui lui permettent de fréquenter les milieux de la photographie et du spectacle.
Ces premières expériences ne lui apportent aucune véritable notoriété. Elle passe des auditions, découvre les exigences du métier et se heurte aux difficultés rencontrées par de nombreux jeunes artistes.
À cette époque, la chanson n’est toujours pas son objectif principal. Elle souhaite avant tout jouer la comédie. C’est pourtant une rencontre musicale qui va bouleverser son avenir.
Pourquoi Mylène Gautier a choisi le nom de Farmer
En 1984, Mylène Gautier rencontre Laurent Boutonnat, jeune compositeur et réalisateur qui cherche une interprète pour une chanson intitulée Maman a tort. Le morceau a été écrit avec Jérôme Dahan.
Le titre raconte, du point de vue d’une jeune fille, une attirance troublante pour une infirmière. Son thème inhabituel et son interprétation volontairement enfantine tranchent avec la variété française du début des années 1980.
Mylène Gautier est retenue pour l’enregistrer. Elle adopte alors le pseudonyme de Mylène Farmer.
Le choix de ce nom constitue un hommage à Frances Farmer, actrice américaine née en 1913, dont la carrière et la vie personnelle ont été marquées par des conflits avec Hollywood, des hospitalisations psychiatriques et une réputation de femme rebelle. L’actrice est morte en 1970.
Cette référence correspond à l’intérêt de la jeune chanteuse pour les personnalités tourmentées et les destins tragiques. Frances Farmer avait également inspiré Kurt Cobain, qui lui consacrera plus tard une chanson avec Nirvana.
Mylène Gautier devient donc Mylène Farmer avant même d’avoir obtenu son premier grand succès.
« Maman a tort » : des débuts loin du triomphe immédiat
Sorti en 1984, Maman a tort attire progressivement l’attention. Le disque bénéficie de passages à la radio et à la télévision, mais son succès reste encore modeste par rapport à ceux qui suivront.
La jeune interprète, alors âgée de 22 ans, apparaît à l’écran avec une coupe de cheveux courte et un physique très différent de l’image rousse qui deviendra sa signature. Elle donne des interviews, participe à des émissions de variétés et tente de se faire connaître.
Le deuxième single, On est tous des imbéciles, publié en 1985, connaît en revanche un échec commercial. Le morceau ne parvient pas à installer durablement la chanteuse dans les classements. Ce revers intervient alors que sa carrière est encore extrêmement fragile.
Son troisième single, Plus grandir, sorti la même année, obtient un accueil plus encourageant. Mylène Farmer commence également à prendre une place déterminante dans l’écriture de ses chansons. Elle construit progressivement un univers centré sur l’enfance, la mort, la sexualité, la solitude et le passage à l’âge adulte.
Dans ses premières interviews, elle ne cache d’ailleurs pas ses ambitions. Elle reconnaît vouloir réussir et être connue, tout en exprimant ses inquiétudes face à l’exposition médiatique.
« Libertine » : le clip qui change tout en 1986
En 1986, Mylène Farmer publie Libertine. Le morceau devient son premier immense succès populaire et transforme définitivement sa carrière.
La chanson est accompagnée d’un clip réalisé par Laurent Boutonnat, tourné comme un véritable court-métrage en costumes. L’action se déroule au XVIIIe siècle, avec des scènes de séduction, de violence, de duel et de nudité. La vidéo, particulièrement audacieuse pour l’époque, marque les téléspectateurs.
Mylène Farmer y apparaît avec sa chevelure rousse, devenue depuis indissociable de son personnage public. L’image de la chanteuse change radicalement. La jeune femme aux cheveux courts des débuts laisse place à une héroïne provocante, sensuelle et mystérieuse.
Son premier album, Cendres de lune, paraît en 1986. Il contient notamment Maman a tort, Plus grandir, Libertine et Tristana, ajouté lors d’une réédition.
Le partenariat avec Laurent Boutonnat devient l’un des plus importants de la chanson française. Lui compose, réalise les clips et participe à la construction visuelle de l’univers Farmer. Elle écrit progressivement la quasi-totalité de ses textes, imposant des références littéraires, une écriture personnelle et des thèmes rarement abordés dans la variété populaire.
Ses premières interviews étaient beaucoup moins mystérieuses
Contrairement à l’image qu’elle donnera plus tard, Mylène Farmer n’a pas toujours été une artiste quasiment absente des médias. Pendant ses premières années de carrière, elle accorde de nombreux entretiens à la presse musicale, aux magazines pour adolescents et aux émissions de télévision.
Elle y parle de ses complexes, de son enfance, de ses ambitions et de sa difficulté à supporter le regard des autres. Ses réponses sont parfois étonnamment personnelles.
En novembre 1988, elle explique notamment : « J’ai toujours voulu être connue, alors je ne vais pas dire que je n’aime pas ça, mais quelquefois c’est difficile à assumer. »
Elle ajoute que la réussite n’a pas réellement apaisé son mal-être. Dans ce même entretien, elle reconnaît avoir commencé à s’intéresser sérieusement à la lecture relativement tard, vers 17 ans, alors que ses chansons sont déjà associées à des références littéraires.
Elle évoque également le rôle de son manager Bertrand Lepage, qui l’a aidée à gagner confiance en elle et à transformer son apparence après ses premiers disques.
Cette période contraste fortement avec les décennies suivantes, pendant lesquelles les interviews deviendront exceptionnelles et les apparitions télévisées de plus en plus rares.
« Sans contrefaçon », « Pourvu qu’elles soient douces » : la consécration
En 1987, Sans contrefaçon devient l’un des titres emblématiques de Mylène Farmer. La chanson, dont le refrain affirme « Sans contrefaçon, je suis un garçon », aborde les questions d’identité et d’apparence avec une liberté inhabituelle pour l’époque.
L’année suivante, son deuxième album, Ainsi soit je…, confirme son statut de vedette. On y retrouve notamment Sans contrefaçon, Ainsi soit je…, Pourvu qu’elles soient douces et Sans logique.
Le clip de Pourvu qu’elles soient douces, réalisé par Laurent Boutonnat, dépasse les 17 minutes. Avec ses décors historiques, ses figurants et ses scènes de bataille, il ressemble davantage à un film qu’à une vidéo musicale traditionnelle.
En 1989, Mylène Farmer entreprend sa première tournée. Les spectacles sont conçus comme de véritables productions théâtrales, avec des décors imposants, des chorégraphies, des costumes élaborés et une mise en scène très sombre.
La même année, elle reçoit le prix de l’artiste féminine de l’année aux Victoires de la musique. En quelques années, l’interprète encore inconnue de Maman a tort est devenue une figure incontournable de la musique française.
1991 : « Désenchantée » devient un phénomène
En 1991, Mylène Farmer sort Désenchantée, premier extrait de l’album L’Autre…. La chanson rencontre un succès considérable et s’impose comme l’un des plus grands tubes de sa carrière.
Son texte, marqué par le désenchantement, la perte de repères et le sentiment de révolte, trouve un écho auprès d’un public très large. Le clip, toujours réalisé par Laurent Boutonnat, montre une révolte dans un univers carcéral et industriel.
L’album L’Autre… contient également Regrets, enregistré en duo avec Jean-Louis Murat, ainsi que Je t’aime mélancolie et Beyond My Control.
Mylène Farmer est alors au sommet de sa popularité. Mais cette année de triomphe est également marquée par un événement tragique qui bouleverse profondément son rapport à la célébrité.
Le 14 novembre 1991, un fan assassine un standardiste de sa maison de disques
Le 14 novembre 1991, un admirateur de Mylène Farmer se présente dans les locaux de Polydor, sa maison de disques, à Paris. L’homme souhaite obtenir des informations personnelles sur la chanteuse, notamment son adresse, après avoir tenté de la contacter par courrier.
Un employé chargé de l’accueil téléphonique refuse de lui communiquer ces renseignements confidentiels. L’individu, armé d’un fusil, ouvre alors le feu et tue le standardiste.
Le meurtre provoque une immense émotion. Un salarié a perdu la vie simplement parce qu’il avait refusé de divulguer les coordonnées privées d’une artiste.
Mylène Farmer est profondément affectée par le drame. Elle déclare : « Cet homme est mort et il n’y était pour rien, je me sens totalement dépossédée de mots et de moyens. »
Cet assassinat constitue un tournant dans sa vie publique. Déjà peu à l’aise avec la célébrité, elle se protège davantage, raréfie progressivement ses interviews et limite ses apparitions médiatiques.
Le drame de Polydor reste l’un des épisodes les plus sombres de sa carrière. Il rappelle aussi les dangers auxquels peuvent être confrontés les artistes et leur entourage lorsque l’admiration se transforme en obsession.
« Giorgino » : le film qui devait réaliser son rêve devient un désastre
En 1994, Mylène Farmer décide de concrétiser son ambition initiale : devenir actrice. Elle tient le premier rôle féminin de Giorgino, un long-métrage réalisé par Laurent Boutonnat, aux côtés de Jeff Dahlgren.
Le film, dont l’action se déroule après la Première Guerre mondiale, raconte l’histoire d’un jeune médecin confronté à des disparitions d’enfants dans un village isolé. Tourné dans une atmosphère glaciale, avec des paysages enneigés et une esthétique sombre, il dure près de trois heures.
La production est ambitieuse et coûteuse. Mais à sa sortie, le 5 octobre 1994, le film connaît un échec commercial retentissant. Il attire environ 69 000 spectateurs dans les salles françaises, malgré la célébrité de sa principale interprète.
Les critiques sont particulièrement sévères. Pour Mylène Farmer, qui rêvait depuis des années de cinéma, la déception est immense.
Dans une interview publiée en 1996, elle qualifiera cet échec de « sanction inhumaine », rappelant qu’elle avait attendu ce film pendant dix ans.
L’expérience marque également une pause dans sa collaboration avec Laurent Boutonnat. La chanteuse quitte temporairement la France et part vivre plusieurs mois à Los Angeles, où elle cherche à retrouver une certaine liberté.
Après son échec au cinéma, elle revient avec « XXL » et change complètement de style
En octobre 1995, Mylène Farmer publie Anamorphosée, son quatrième album studio. Le disque tranche avec ses précédents enregistrements. Les guitares sont plus présentes, les influences rock plus affirmées et les textes davantage tournés vers la vie, le désir et la reconstruction.
Le premier single, XXL, devient un succès immédiat. Suivent notamment L’Instant X, California, Comme j’ai mal et Rêver.
L’album dépasse le million d’exemplaires vendus en France et obtient une certification diamant. La chanteuse réussit ainsi un retour triomphal après le revers de Giorgino.
Cette transformation s’accompagne d’une nouvelle image. Ses clips sont désormais confiés à différents réalisateurs et la chanteuse apparaît plus souriante, plus lumineuse et plus accessible.
Dans une interview télévisée diffusée en mai 1996, elle explique que son séjour américain lui a apporté une nouvelle liberté, tant sur le plan personnel qu’artistique.
1996 : une chute de scène provoque une grave fracture
Le 15 juin 1996, alors qu’elle se produit à Lyon dans le cadre de sa tournée, Mylène Farmer est victime d’un grave accident.
À la fin du concert, pendant les derniers saluts, elle entre en collision avec un danseur et tombe dans la fosse d’orchestre. Elle souffre d’une fracture ouverte du poignet et doit être opérée en urgence.
L’accident entraîne l’interruption de sa tournée et l’annulation de plusieurs concerts, notamment à Paris-Bercy. La chanteuse doit subir une longue rééducation.
Quelques mois plus tard, elle raconte précisément les circonstances de sa chute : « Je me suis heurtée à un danseur sur l’avant-scène et nous sommes tombés dans la fosse d’orchestre. Le choc a été terrible. »
Elle explique également avoir dû subir une deuxième intervention pour retirer les broches posées lors de sa première opération.
La tournée reprend finalement à l’automne. L’accident n’empêche pas Anamorphosée de devenir l’un des grands succès de sa discographie.
De « L’Âme-stram-gram » à « C’est une belle journée » : elle enchaîne les tubes
À la fin des années 1990, Mylène Farmer confirme sa domination sur la pop française avec Innamoramento, publié en 1999. L’album contient notamment L’Âme-stram-gram, Je te rends ton amour, Optimistique-moi et Souviens-toi du jour….
Elle entreprend ensuite le Mylenium Tour, qui la conduit sur de nombreuses scènes françaises et européennes.
En 2001, elle publie Les Mots, une compilation qui réunit ses plus grands succès et plusieurs chansons inédites. Le titre Les Mots, enregistré avec Seal, devient l’un de ses duos les plus connus.
L’année suivante, C’est une belle journée s’impose à son tour. Le contraste entre son rythme entraînant et certaines paroles sombres correspond à l’une des particularités de son écriture.
Mylène Farmer continue ainsi d’alterner chansons populaires, textes mélancoliques et clips particulièrement travaillés.
Elle a lancé Alizée et lui a offert son premier immense succès
L’une des facettes parfois oubliées de sa carrière est son rôle dans les débuts d’Alizée.
En 2000, Mylène Farmer et Laurent Boutonnat découvrent la jeune chanteuse corse et lui proposent d’interpréter Moi… Lolita. Mylène Farmer en écrit les paroles, tandis que Laurent Boutonnat compose la musique.
Le titre devient un immense succès en France et à l’étranger. Alizée, alors adolescente, accède rapidement à la célébrité.
Le duo Farmer-Boutonnat produit ensuite ses deux premiers albums, Gourmandises en 2000 et Mes courants électriques en 2003.
Avec Moi… Lolita, Mylène Farmer prouve qu’elle peut également écrire des tubes pour d’autres artistes. La collaboration prend fin quelques années plus tard, Alizée poursuivant sa carrière avec d’autres auteurs et producteurs.
Des concerts gigantesques et un record au Stade de France
En 2006, Mylène Farmer présente à Paris-Bercy son spectacle Avant que l’ombre… à Bercy. La production est si imposante qu’elle est conçue pour rester dans une seule salle. Les concerts réunissent des dizaines de milliers de spectateurs.
En 2009, elle franchit une nouvelle étape en se produisant au Stade de France. Les concerts organisés autour de son anniversaire confirment son extraordinaire popularité.
Les années suivantes, elle poursuit sa carrière avec les albums Bleu noir en 2010, Monkey Me en 2012, Interstellaires en 2015 et Désobéissance en 2018.
Elle multiplie également les collaborations internationales, notamment avec Moby, Sting, LP et plusieurs producteurs de musique électronique.
En 2019, elle donne neuf concerts à Paris La Défense Arena. Les représentations rassemblent près de 235 000 spectateurs et donnent naissance à un album et à un film.
En 2023, ses concerts au Stade de France sont annulés à cause des émeutes
En juin 2023, Mylène Farmer devait se produire deux soirs au Stade de France dans le cadre de sa tournée Nevermore. Mais les violences urbaines qui suivent la mort de Nahel, tué par un policier à Nanterre, conduisent à l’annulation des concerts des 30 juin et 1er juillet.
La décision provoque une immense déception chez les fans, dont certains avaient parcouru plusieurs centaines de kilomètres et engagé des frais importants pour assister aux spectacles.
Les concerts sont finalement reprogrammés en septembre et octobre 2024, avec une date supplémentaire.
Les 27 et 28 septembre puis le 1er octobre 2024, Mylène Farmer remplit trois fois le Stade de France avec le même spectacle. Elle devient la première artiste française à réaliser cette performance.
Le film Nevermore, diffusé au cinéma en novembre 2024, rassemble environ 210 000 spectateurs en une seule soirée.
Une passion pour David Lynch et une carrière également liée au cinéma
Malgré l’échec de Giorgino, Mylène Farmer n’a jamais totalement abandonné le cinéma.
Elle prête sa voix à la princesse Sélénia dans la trilogie animée Arthur et les Minimoys de Luc Besson, avant de retrouver les plateaux de tournage dans Ghostland, film d’horreur réalisé par Pascal Laugier et sorti en 2018.
Elle entretient également une admiration de longue date pour David Lynch, réalisateur américain connu notamment pour Blue Velvet, Mulholland Drive et la série Twin Peaks.
En mai 2025, elle participe à la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes en interprétant Confession, une chanson en hommage au cinéaste mort quelques mois auparavant.
Cette prestation confirme son attachement au septième art, qui occupait déjà une place déterminante dans ses ambitions avant ses premiers succès musicaux.
Une vie privée qu’elle a toujours refusé d’exposer
Depuis ses débuts, Mylène Farmer protège sa vie personnelle. Si sa collaboration avec Laurent Boutonnat est largement documentée, elle s’est toujours montrée beaucoup plus réservée sur ses relations sentimentales et son quotidien.
La chanteuse a également choisi de ne pas avoir d’enfant. Dans ses rares entretiens, elle a parfois évoqué la maternité, l’adoption et ses interrogations personnelles sur la transmission.
Son rapport à la célébrité est particulièrement singulier. Contrairement à de nombreuses vedettes, elle n’entretient pas une présence permanente sur les plateaux de télévision et ne multiplie pas les confidences dans la presse.
Ce retrait ne signifie pourtant pas une absence de communication. Ses albums, ses clips, ses spectacles et ses apparitions sont accompagnés de campagnes soigneusement préparées. La chanteuse privilégie simplement les projets artistiques à l’exposition de son intimité.
« Égrégore » : à 65 ans, Mylène Farmer ouvre un nouveau chapitre
Ce vendredi 30 octobre 2026, Mylène Farmer publie Égrégore, son 13e album studio, quatre ans après L’Emprise. Le disque comprend 13 chansons et marque une nouvelle étape dans ses collaborations musicales.
Parmi les artistes associés au projet figurent DJ Lewis, jeune producteur de 29 ans, et DJ Snake, qui participe notamment au titre Combien pour la nuit. Moby apparaît également parmi les collaborateurs du disque.
Les premiers extraits, C’est à qui le tour et Des lols et des quoi, ont été dévoilés avant la sortie de l’album. Le projet contient aussi Confession, interprété en hommage à David Lynch.
Le 27 octobre, une avant-première organisée dans les cinémas a permis à plus de 65 000 spectateurs de découvrir le nouvel univers de la chanteuse avant la commercialisation du disque.
Le titre Égrégore renvoie à l’idée d’une force collective née des émotions, des croyances ou de la volonté partagée d’un groupe. Un choix qui fait écho à la relation particulièrement fidèle qu’entretient Mylène Farmer avec son public depuis plus de quatre décennies.
De la petite fille réservée de Pierrefonds à la chanteuse capable de remplir trois Stade de France, son parcours aura été marqué par des réussites considérables, des échecs douloureux et une tragédie qui a changé sa vie. Plus de 40 ans après Maman a tort, Mylène Farmer continue de publier de nouvelles chansons tout en conservant une place à part dans la musique française.









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